Christiane Taubira : «Non, je ne démissionne pas»

POLITIQUE A l'issue du Conseil des ministres, la Garde des Sceaux a affirmé ne pas avoir menti et a expliqué qu'elle ne démissionnerai pas...

Delphine Bancaud

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Christiane Taubira à l'Assemblée nationale le 5 février 2014 à Paris
Christiane Taubira à l'Assemblée nationale le 5 février 2014 à Paris — Patrick Kovarik AFP

A l’issue du Conseil des ministres, Christiane Taubira, la Garde des Sceaux s’est livré à un véritable show politique pour tenter de contrer les critiques dont elle fait l’objet depuis mardi.

Elle a affirmé: «non je n’ai pas menti» et a expliqué qu’elle ne démissionnerait pas. Elle a assuré n’avoir pas eu connaissance ni des dates ni du contenu des écoutes. Tout en brandissant des documents qui sont selon elle, sont remontés à la chancellerie sur les écoutes. «En vingt mois, nous avons divisé par dix les remontées d’informations», a-t-elle expliqué aussi. «Les actes de procédure, ce n’est pas moi qui les décide», a-t-elle insisté.

Le Premier ministre informé de l’ouverture d’une information judiciaire


La Garde des Sceaux a déclaré avoir appris le 28 février 2014 l’ouverture d’une information judiciaire. Elle a affirmé ne pas avoir informé Manuel Valls de l’ouverture d’une information judiciaire, ni le président de la République, mais le Premier ministre.

Très irritée, Christiane Taubira a fini son intervention par ces mots: «Il y a des questions à se poser sur l’institution judiciaire avant le 6 mai 2012 [date de l’élection de François Hollande]». «Il y a des réflexes qui montrent que des personnes sont restées dans la culture de la justice sous l’ancien quinquennat. Parler d’espionnage politique, c’est faire une confusion des genres.»