Ecoutes Sarkozy: Revivez les événements de la journée de mercredi

D.B. avec AFP

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Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée, le 18 février 2014.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée, le 18 février 2014. — LCHAM/SIPA
21h00: Après 24h de justifications, dénégations, confirmations, et contestations, l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy a pris un peu plus d'ampleur. Pour mieux comprendre les grandes questions de cette journée, nous vous invitons à lire la synthèse des explications de Christiane Taubira. Ce live est désormais terminé. Merci de l'avoir suivi et bonne soirée.
20h06: Christiane Taubira aurait annulé son déplacement à un meeting à Saint-Denis et Montreuil.
19h34: Christiane Taubira avait notamment assuré: « Je n'ai pas et je n'ai toujours pas d'informations concernant la date, la durée et le contenu des interceptions judiciaires. » Autant d'affirmations contestables selon Le monde puisqu'un communiqué du procureur national financier, publié mercredi après-midi, précise que, dans le cadre de l'affaire libyenne, Nicolas Sarkozy avait été placé sur écoute depuis le 3 septembre 2013.

19h09: Selon Le Monde, Christiane Taubira était bien au courant du contenu des écoutes téléphoniques. Les documents qu'elle brandissait devant la presse contrediraient sa propre défense. Le quotidien, qui s'est procuré les documents en question, indique que la Ministre en savait beaucoup plus que ce qu'elle prétend. Les documents révèlent notamment les conversations entre Nicolas Sarkozy et son avocat, Me Thierry Herzog.

Selon Le Monde, ils mettent en exergue le rôle joué par un magistrat à la cour de cassation, qui renseignait Me Herzog des avancées de la procédure dans l'affaire Bettencourt. L'avocat, selon les retranscriptions téléphoniques, aurait également été informé à l'avance de perquisitions prévues dans le dossier libyen.

18h50: Un déput européen UMP, Jean-Pierre Audy, a appelé mercredi la Commission européenne à étudier le lancement d'une procédure d'infraction contre la France après l'affaire des écoutes de l'ex-président Nicolas Sarkozy. Dénonçant au cours d'une intervention en plénière, en allusion au placement sous écoute de l'ancien président, des faits graves, qui "portent atteinte à la démocratie et à l'Etat de droit, il a rappelé que «l'article 7 de la charte des droits fondamentaux indiquait que toute personne avait droit au respect de sa vie privée, familiale, de son domicile et de ses télécommunications».
17h56 : Elus PS de la Gauche Forte monte au créneau
Elus PS de la Gauche Forte, dont Yann Galut vole au secours de la ministre de la Justice dans un communiqué : «Que la Garde des Sceaux ait pu être informée, selon les modalités légalement prévues, est tout à fait normal. Jamais elle n'a nié avoir été mise au courant mais a seulement précisé qu'il n'y avait eu aucune intervention de sa part dans la procédure dans le respect du principe d'indépendance de la justice (...) Jean-François Copé joue avec le feu et accuse pernicieusement le gouvernement de procès politique, entretenant la théorie du complot qui ne pourra que se retourner contre lui (...) il alimente la suspicion envers le personnel politique qui ne peut que favoriser la montée des extrêmes».

17h45: «Il n'est pas possible de croire à la fable que l'on essaye de nous vendre» selon Sauvadet
Dans un communiqué, François Sauvadet, député UDI et ancien ministre n'épargne pas la Garde des Sceaux: «Pour faire cesser ce scandale d'Etat qui affaiblit l'ensemble de notre système démocratique, il y a une double urgence : la démission immédiate de Madame Taubira et des explications claires du président de la République devant les Français sur ce qu'il savait et depuis quand ! (...) Comment comprendre que la Garde des Sceaux était informée d'écoutes téléphoniques visant l'ancien président de la République, le Premier Ministre informé, mais ni le Ministre de l'Intérieur, ni le président de la République ? (...) il n'est pas possible de croire à la fable que l'on essaye de nous vendre».

17h11: Selon Emmanuelli, il faut pas «confondre l'accessoire de l'essentiel»
Dans un communiqué, Henri Emmanuelli, député PS et ancien ministre réagit : «A lire et à écouter les commentaires de ce jour, c'est le gouvernement qui serait enferré dans l'affaire des écoutes Sarkozy. On ne voit pas pourtant, sauf à confondre l'accessoire avec l'essentiel, ce que la connaissance ou la méconnaissance du gouvernement pourrait changer quoi que ce soit à la réalité des faits incriminés. En particulier, au fait que, sous le quinquennat précédent, le président en charge de la sécurité des Français n'était même pas été capable d'assurer la sécurité de son propre bureau».

16h50:Le Monde déchiffre ce que contenaient les documents brandis par Taubira
Le Monde dévoile une lettre de Eliane Houlette, procureur financier, adressée le 26 février au procureur général près de la Cour d'appel de Pariset une lettre de Philippe Lagauche, avocat général près la Cour d'appel de Paris adressée à  Christiane Taubira, datée du 26 février. Selon ces documents, la ministre était bien informée du déroulement de l'enquête sur le supposé  financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy.



16h44: Pour tout comprendre de cette affaire complexe, rien de tel que de regarder cette vidéo de 20 Minutes
Sarkozy sur écoute: Tout comprendre en 2 minutes par 20Minutes
16h39 : «L'UMPS est en train de faire tomber la vie politique française dans le caniveau» selon Marine Le Pen
Dans un communiqué,La présidente du FN Marine Le Pen tente d'exploiter l'affaire. «La vie politique française prend une tournure déplorable. Multiples affaires Sarkozy, mensonges éhontés du gouvernement et notamment de la Garde des Sceaux : à quelques jours d'un scrutin électoral majeur, l'UMPS est en train de faire tomber la vie politique française dans le caniveau».

16h30: Paris Match dévoile la couverture de son prochain numéro
16h24 : Sarkozy a été placé sur écoute par les juges depuis le 3 septembre 2013 selon le parquet financier

Deux téléphones utilisés par Nicolas Sarkozy ont été placés sur écoute les 3 et 19 septembre 2013, sur ordonnance des juges enquêtant sur les accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, a annoncé  à l'AFP le parquet national financier.
Par ailleurs, «les lignes téléphoniques de Me Thierry Herzog», son avocat, «n'ont jamais été interceptées et enregistrées», a poursuivi le parquet. Des sources proches du dossier avaient auparavant précisé à l'AFP que l'avocat avait été entendu par les enquêteurs de manière incidente, lors de ses conversations avec l'ancien président.
 
14h11: Pour Claude Bartolone (PS), il faut améliorer «la communication gouvernementale»

Le président de l'Assemblée nationale a assuré qu'il n'y a eu aucune intervention gouvernementale pour faire pression sur la justice. «Qu'il y ait de l'amélioration à avoir, des marges de progression dans le cadre de la communication gouvernementale, j'en conviens, mais c'est leur problème (...) C'est certainement au Premier ministre de reprendre la parole de ses différents ministres pour dire exactement ce qu'il en était de la connaissance du dossier des différents ministres», a déclaré M. Bartolone lors du Talk Orange-Le Figaro.

  La ministre de la Justice, Christiane Taubira, «ce n'est pas dans sa tradition de mentir», pour le président de l'Assemblée. Et il est possible, selon lui, que le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, ait ignoré la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy car "entre le moment où une administration est prévenue et le moment et où ça arrive au ministre...»

Pour Claude Bartolone, «s'il y a eu ces écoutes, c'est qu'il y a, depuis un an, de la part de la justice des doutes sur M. Sarkozy et sur un des plus hauts magistrats qui semble avoir communiqué avec M. Sarkozy pour lui donner des informations sur une affaire». «Cela ne me choquerait pas qu'à un moment donné tel ou tel membre du gouvernement, en fonction de sa responsabilité, soit au courant de cette affaire de manière normale. Il est normal qu'à un moment donné la chancellerie soit prévenue par les magistrats qu'il y a une enquête», selon le président de l'Assemblée.


13h25: Pour tout savoir sur les explications de Christiane Taubira, lisez cette synthèse très pertinente. Tout y est.
13h21: Pour Jean-Pierre Raffarin, interrogé par Le Monde, cette affaire d'écoute «est une affaire majeure»
«Je croyais que le temps de Nixon était révolu, a t-il poursuivi. Je ne connais pas les développements à venir mais je suis sûr qu'il y en aura. J'ai une expérience d'Etat. Si mon garde des sceaux Dominique Perben m'avait fait part d'écoutes sur Lionel Jospin, j'en aurais fait part dans la seconde au président de la République. J'ai eu l'occasion très souvent, dès qu'une information était ultrasensible, d'en avertir le président de la République. Il n'y a pas d'autre procédure possible.»


13h15: Voici à quelle place la Garde des Sceaux a fini le compte rendu du conseil des ministre.
13h00: Jean-Marc Ayrault s'exprime aussi dans la cour de l'Elysée
Visiblement tendu, le Premier ministre fustige l'UMP : «Il y a de quoi s'interroger sur la capacité de ces gens là à diriger l'Etat», tempête-t-il. Christiane Taubira «a sa place au gouvernement», affirme-t-il.
12h10: Christiane Taubira affirme qu'elle n'a pas menti
A l'issue du Conseil des ministres, la Garde des Sceaux affirme «non je n'ai pas menti» et explique qu'elle ne démissionnera pas. Elle assure n'avoir pas eu connaissance ni des dates ni du contenu des écoutes.Elle brandit des documents qui sont selon elle, remontés à la chancellerie sur les écoutes. «En vingt mois, nous avons divisé par dix les remontées d'informations», explique-t-elle aussi. «Les actes de procédure, ce n'est pas moi qui les décide»

La Garde des Sceaux déclare avoir appris le 28 février 2014 l'ouverture d'une information judicaire. Elle affirme ne pas avoir informé Manuel Valls de l'ouverture d'une information judicaire, ni le président de la République, mais le Premier ministre.

Très irritée, Christiane Taubira finit son intervention par ces mots : «Il y a des questions à se poser sur l'institution judiciaire avant le 6 mai 2012 [date de l'élection de François Hollande]», avance-t-elle. «Il y a des réflexes qui montrent que des personnes sont restées dans la culture de la justice sous l'ancien quinquennat. Parler d'espionnage politique, c'est faire une confusion des genres.»








12h05: Pour Patrick Ollier, «François Hollande savait»

11h56: Après le Conseil des ministres, Vidalies fait le point
Le ministre en charge des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, revient sur la prise de paroles sur le sujet de François Hollande en début de Conseil des ministres. «Il a rappelé qu'il était constitutionnellement le garant de l'indépendance de la justice, et qu'il était attaché à la présomption d'innocence et aux droits de la défense».

Alain Vidalies a par ailleurs «réitéré [s]es félicitations à l'UMP, car on est face à l'une des plus belles opérations d'enfumage politique et médiatique».


11h55: Une vidéo de 20 Minutes retrace le débat

Sarkozy sur écoute: Mais qui savait au juste? par 20Minutes

11h40: L'ex-chef de la DCPJ dit ne pas avoir informé Valls

L'ancien patron de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) Christian Lothion a affirmé à l'AFP qu' «il avait bien été informé du placement sur écoute de Nicolas Sarkozy» mais n'en «avait pas informé le ministre de l'Intérieur Manuel Valls».
«Oui, j'ai bien été informé de la mise sur écoute de l'ancien président de la République. J'ai considéré que je n'avais pas à informer le ministre de l'Intérieur, ni du placement sur écoute, ni du contenu des transcriptions», a expliqué Manuel Lothion, qui était le patron de la DCPJ jusqu'en janvier.
 
10h40: Harlem Désir vole au secours de Taubira sur Twitter
10h29: Pour Martine Monteil «cela parait fort improbable que personne n'en ait parlé» à Valls
L'ancienne patronne de la direction centrale de la police judicaire, Martine Monteil, a jugé «tout à fait invraissemblable» que Manuel Valls n'ait pas été au courrant des écoutes.«Je suis très étonnée car lorsque vous avez des dossiers sensibles dans votre direction, vous êtes tenu d'informer votre hiérarchie. Or, la hiérarchie pour un directeur central, c'est d'abord le directeur général de la police nationale, lequel juge s'il est opportun d'informer le ministre de tutelle».
10h: «Nous sommes en face d'une équipe de fieffés menteurs», s'écrit Jacob
Invité de BFMTV et RMC ce mercredi, le chef de file des députés UMP, Christian Jacob  a qualifié le gouvernement d'«équipe de fieffés menteurs». «Quand on a une ministre de la Justice qui ment de manière effrontée (sic), il faut convoqué le Parlement», a-t-il déclaré.
 








9h50: Copé accuse Taubira d'avoir «menti» et demande sa démission
«Lundi soir, Mme Taubira dit à la télévision à l'ensemble des Français qu'elle n'était pas informée que des écoutes ont eu lieu. Le lendemain, M. Ayrault la désavoue en confirmant que la garde des Sceaux était au courant et que lui-même était au courant. C'est donc que la garde des Sceaux a menti. Dans ce contexte il n'est pas possible qu'elle reste en fonction. Sa démission face à ce mensonge est inéluctable», a déclaré le président de l'UMP, Jean François Copé dans les couloirs de l'Assemblée Nationale.

«Partout dans le pays commence à s'élever l'idée qu'il pourrait y avoir eu de la part de l'exécutif une prise de connaissance précise d'entretiens téléphoniques qu'un ancien président de la République a pu avoir, au-delà même de cette enquête, avec tous les responsable de l'opposition pendant près d'un an», a accusé  Jean-François Copé.
«Il est grand temps que la transparence soit faite. C'est la raison pour laquelle je demande maintenant que le Premier ministre réunisse l'Assemblée nationale pour s'expliquer devant elle sans attendre», a poursuivi le député de Seine-et-Marne.
 
9h41: Alliot-Marie appelle à la démission ou au limogeage de Taubira

Michèle Alliot-Marie, ancienne ministre UMP de la Justice, a recommandé à Jean-Marc Ayrault sur I>TELE le limogeage de Christiane Taubira si elle «ne démissionne pas» après avoir déclaré avoir appris vendredi l'existence d'écoutes judiciaires visant Nicolas Sarkozy avant d'être contredite par le Premier ministre.
«C'est grave pour un ministre de mentir. C'est encore plus grave pour un Premier ministre de dire +le ministre a menti mais ça n'a pas d'importance+. Jean-Marc Ayrault devrait tirer toutes les conséquences de ce qui apparait de sa part comme une curieuse conception de l'éthique politique», a déclaré Michèle Alliot-Marie.
«Si Madame Taubira ne démissionne pas, c'est au Premier ministre de savoir si c'est grave ou pas grave qu'un ministre mente les yeux dans les yeux aux Français. C'est toute la qualification de son gouvernement et de sa politique qui est en jeu», a insisté l'ancien garde des Sceaux de Nicolas Sarkozy.
8h54: Vidalies défend Taubira et félicite l'UMP pour son «opération d'enfumage»

Alain Vidalies, ministre des Relations avec le Parlement, a défendu sur LCI Christiane Taubira et «félicité» l'UMP pour «une des plus belles opérations d'enfumage politique et médiatique» dans l'affaire des écoutes judiciaire visant Nicolas Sarkozy.
«Le résultat de ce que fait l'UMP est encore plus fort car le mal est dans les esprits. Qu'on ne puisse pas avoir de rupture dans ce pays, dire que dorénavant il n'y a plus d'instruction, il n'y a plus de suivi des dossiers, il y a le respect de l'indépendance de la magistrature, même quand on le fait, on ne nous croit pas», s'est emporté le ministre des Relations avec le Parlement.
8h38: Le procureur général Falletti confirme avoir informé la Chancellerie le 26 février
Le procureur général de Paris, François Falletti, a confirmé sur Europe 1 avoir informé la Chancellerie du dossier des écoutes de l'ancien président Nicolas Sarkozy dès le 26 février.
«Le 26 février 2014, il y a eu un rapport d'information qui est remonté auprès de la direction des affaires criminelles et des grâces, comme c'est la règle concernant» ce type de dossier, a expliqué le haut magistrat, en ajoutant avoir été personnellement informé le 21 février des écoutes de Nicolas Sarkozy et de son avocat Thierry Herzog.
François Falletti : " J'ai informé Christiane... par Europe1fr
7h57: Valls dit avoir été mis au courant par la presse

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a affirmé mardi sur RTL qu'il avait été mis au courant par la presse, et pas avant, des écoutes visant Nicolas Sarkozy.
Il a affirmé avoir appris l'existence de ces écoutes «à l'occasion des révélations du Monde» le 7 mars. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait indiqué lundi soir avoir été averti, avec la ministre de la Justice Christiane Taubira, le 26 février, date de l'ouverture d'une information judiciaire.
 

VIDÉO - Affaire Sarkozy : Manuel Valls dit... par rtl-fr

Le gouvernement est dans la ligne de mire ce mercredi au sujet des écoutes visant Nicolas Sarkozy et son avocat. 

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a affirmé sur RTL qu'il avait été mis au courant par la presse, et pas avant, des écoutes visant Nicolas Sarkozy et son avocat, le procureur général de Paris confirmant lui sur Europe 1 avoir informé la Chancellerie dès le 26 février.Manuel Valls a expliqué avoir appris l'existence de ces écoutes «à l'occasion des révélations du Monde»le 7 mars.

La veille, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a jetté le trouble en annonçant sur France 2 avoir été averti, avec la ministre de la Justice Christiane Taubira, le 26 février, date de l'ouverture d'une information judiciaire, tout en assurant ne pas avoir eu connaissance du «contenu» des écoutes. «Personne au gouvernement n'a eu accès au contenu de ces écoutes. C'est évidemment toujours le cas aujourd'hui», a également affirmé Manuel Valls.

Sur Europe 1, le procureur général de Paris, François Falletti, a confirmé mercredi matin avoir informé la Chancellerie le 26 février de la mise sur écoutes.