Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, en meeting à Paris le 6 mars 2014
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, en meeting à Paris le 6 mars 2014 — Thomas Samson AFP

ECOUTES

VIDEO. Qui savait quoi sur les écoutes de Nicolas Sarkozy?

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a affirmé mardi sur RTL qu'il avait été découvert l'affaire dans «Le Monde»...

Le gouvernement, dans le viseur après les révélations sur les écoutes de Nicolas Sarkozy paniquerait-il? Les déclarations sur qui savait quoi depuis quand se suivent et ne se ressemblent pas.

Taubira aurait appris le 26 février

Interrogée sur sa connaissance du dossier, la Garde des Sceaux Christiane Taubira avait expliqué lundi 10 mars soir sur TF1 qu’elle n’avait pas eu d’information sur ces écoutes avant la parution du Monde. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a indiqué mardi soir sur France 2 avoir été averti, avec la ministre de la Justice Christiane Taubira, le 26 février, date de l’ouverture d’une information judiciaire, tout en assurant ne pas avoir eu connaissance du «contenu» de ces écoutes.

Le Canard enchaîné daté de ce mercredi affirme de son côté que la ministre de la Justice et le ministre de l’Intérieur étaient bien au courant des écoutes visant Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog. Sur Europe 1, le procureur général de Paris, François Falletti, a confirmé mercredi matin avoir informé la Chancellerie le 26 février. Le site de la radio avance que l’ancien Président était écouté depuis six mois. «Le 26 février 2014, il y a eu un rapport d’information qui est remonté auprès de la direction des affaires criminelles et des grâces, comme c’est la règle concernant» ce type de dossier, a expliqué le haut magistrat, en ajoutant avoir été personnellement informé «le 21 février» des écoutes de Nicolas Sarkozy et de son avocat Thierry Herzog.

Valls assure avoir appris par la presse

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a affirmé mardi sur RTL qu’il avait été mis au courant par la presse, et pas avant, des écoutes visant Nicolas Sarkozy. Il a affirmé avoir appris l’existence de ces écoutes «à l’occasion des révélations du Monde» le 7 mars. Le ministre de l’Intérieur poursuit au micro de RTL: «Personne n’a eu accès au contenu des écoutes». «Ne faisons pas insulte aux magistrats et aux policiers, demande-t-il. Ce sont des professionnels qui savent parfaitement prendre leurs précautions pour préserver l’enquête, même à l’égard de leur ministre de tutelle».