Chirac réfléchit toujours à sa candidature

P.B. avec AFP

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Alors que Jacques Chirac est soupçonné de vouloir "recaser" in extremis des proches, les partis politiques veulent, pour l'avenir, réformer le système de nominations aux postes stratégiques.
Alors que Jacques Chirac est soupçonné de vouloir "recaser" in extremis des proches, les partis politiques veulent, pour l'avenir, réformer le système de nominations aux postes stratégiques. — Patrick Kovarik AFP

Jacques Chirac regarde devant. «Les bilans, ce n'est pas à soi-même de les établir», a-t-il dit jeudi, lors des traditionnels vœux à la presse, alors que son meilleur ennemi Nicolas Sarkozy fait l'inventaire de son travail cet après-midi.

Le Président compte «engager et fixer clairement les enjeux des élections», car il faut selon lui un «vrai débat ouvert, responsable, démocratique», seule solution, selon, lui, pour ne pas «vivre un nouveau 21 avril». Il a rappelé aux journalistes que si les petites phrases font partie de la campagne, «l’élection, c’est bien plus que cela».

De la reponsabilité de chacun

A quatre jour de la désignation de Nicolas Sarkozy comme candidat de l’UMP, et alors les esprits s’échauffent dans le parti, le président de la République a répété son «attachement» à sa famille. Pour Jacques Chirac, s’il est « parfaitement légitime qu’un ministre participe au débat électoral», cela ne doit pas se faire «au détriment de son travail». Mais il l’a répété, il fait «confiance à la reponsabilité de chacun.» Selon le Président, l’action du gouvernement «se poursuivra jusqu’à son terme».
Interrogé sur son éventuelle candidature, Jacques Chirac s’est amusé de la question: «Celle-là, elle vient de loin! Je n'y avais pas pensé. Ca mérite réflexion et donc je vais réfléchir'', a-il souri. Plus sérieux, il a ensuite indiqué qu’il ferait connaître son choix «le moment venu». Avec une seule chose à l’esprit: «l’intérêt national».