Affaires: La justice doit passer pour rétablir la confiance, dit Claude Bartolone

POLITIQUE Le président PS de l'Assemblée nationale s'exprimait ce dimanche...

avec AFP

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Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, lors de ses voeux à la presse, le 9 janvier 2014.
Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, lors de ses voeux à la presse, le 9 janvier 2014. — WITT/SIPA

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a estimé dimanche que pour rétablir la confiance des Français, ébranlée par une série d'affaires touchant la classe politique, «il faut que la justice passe».

Concernant les soupçons de trafic d'influence révélés par des écoutes de conversations téléphoniques entre Nicolas Sarkozy et son avocat, Claude Bartolone a souligné, lors du Grand Rendez-vous sur Europe 1/Le Monde/i-Télé que de telles écoutes étaient parfaitement légales, contrairement à ce qu'affirment certains avocats.

«Si on a un doute sur un avocat, il peut être écouté», il faut juste prévenir son bâtonnier, a observé le parlementaire socialiste.

«La justice est la même» pour tous

«Que vous soyez puissant ou misérable, la justice est la même», a-t-il affirmé à propos de procédures visant l'ancien chef de l'Etat.

Evoquant la contre-attaque de Jean-François Copé qui, soupçonné d'avoir favorisé une entreprise de ses proches au détriment des finances de l'UMP, avait proposé de renforcer la transparence des partis politiques et des médias, M. Bartolone l'a qualifié de «carte de défausse» de ce dernier.

«La transparence existe, le travail fait par la commission qui vérifie les comptes des partis politiques est largement suffisant», a-t-il dit.

Jean-François Copé «se retrouve avec un caillou dans sa chaussure pour ne pas dire un euro» et «essaie de vous faire le coup de magicien: pour cacher son jeu, il attire l'attention sur autre chose», a-t-il poursuivi.

Quant à l'ancien conseiller controversé de Nicolas Sarkozy Patrick Buisson, qui a enregistré ses conversations privées, le président de l'Assemblée nationale a estimé que le fait qu'il «ait pu avoir sa place dans le quinquennat précédent, c'est très inquiétant.»

«Caillou dans la chaussure» du président de l’UMP Copé

Reconnaissant que le pacte de responsabilité ouvre une «nouvelle étape» du quinquennat de François Hollande, mais refusant de «participer aux bruits» de remaniement - alors qu'il est cité parmi les candidats éventuels à la succession de Jean-Marc Ayrault - il a relevé que le même Premier ministre pouvait rester en place pendant tout le quinquennat.

Dans le contexte de la campagne pour les municipales, Claude Bartolone a estimé que le pacte de responsabilité, destiné à muscler l'appareil de production, était «un moment important pour le quinquennat et pour la France», ainsi que «le meilleur outil pour donner une dimension nationale» à ce scrutin.

Il s'attachera surtout, en participant à de nombreux meetings, à «combattre l'abstention» de l'électorat socialiste, dont il «sent le risque», a-t-il dit.