Fillon:«Certains» devront «s'expliquer sur la situation» de l'UMP après les municipales

POLITIQUE L’ancien Premier ministre se refuse toutefois à commenter les polémiques de l’UMP avant les élections…

avec AFP

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François Fillon, le 25 janvier 2014, lors du Conseil national de l'UMP à Paris.
François Fillon, le 25 janvier 2014, lors du Conseil national de l'UMP à Paris. — WITT/SIPA

François Fillon affirme dans un entretien au Parisien dimanche que «certains» devront «s'expliquer sur la situation» de l'UMP après les élections municipales. En cas de défaite de l'UMP aux municipales, qui en portera la responsabilité ? Jean-François Copé, le président du parti ? «Je pense que nous allons gagner ces élections. Cela ne devra pas nous dispenser de nous interroger et pour certains de s'expliquer sur la situation de notre parti», répond l’ancien Premier ministre.

Les enregistrements de Patrick Buisson et l'information judiciaire ouverte sur un trafic d'influence présumé révélé vendredi par Le Monde augurent-ils d'élections municipales défavorables à l'UMP? «J'espère que non. Il nous reste deux semaines pour faire bloc derrière nos candidats. Rien ne doit venir interférer le mouvement en leur faveur. Je me garde donc bien de commenter les polémiques touchant notre famille politique», assure le député de Paris.

Patrick Buisson, «je ne l’ai croisé qu’une fois»

«Nous sommes tous écœurés par ces affaires, mais je pense que pour la majorité des électeurs, le choix se fera en fonction des personnalités et des enjeux locaux, en réponse à l'action gouvernementale désastreuse et à l'oppression fiscale insupportable», espère-t-il. François Fillon répète toutefois le qualificatif qu'il avait déjà employé concernant les enregistrements clandestins réalisés par l'ancien conseiller controversé de Nicolas Sarkozy: «C'est répugnant! Jusqu'à maintenant je me suis toujours tenu à l'écart de ces gens-là. Les méthodes qu'ils pratiquent et les discours qu'ils tiennent font du mal à la démocratie et vont à l'encontre des valeurs que je défends».

«Aujourd'hui, assure-t-il, se tenir à l'écart n'est plus suffisant. Il faut les combattre. Ces gens-là n'ont rien à faire dans une famille politique comme la nôtre.» Au sujet de Patrick Buisson, il explique qu'il l'a «croisé une fois, à la fin de la campagne présidentielle, lors d'une réunion où il expliquait... pourquoi on allait gagner.»