Patrick Buisson, en juin 2009.
Patrick Buisson, en juin 2009. — IAFRATE PATRICK/SIPA

Politique

Enregistrements de Buisson: «Des méthodes de barbouzes» selon Marine Le Pen... De «mauvaises ondes», pour Jacques Séguéla...

Revivez les réactions à la publication des enregistrements de Patrick Buisson heure par heure...


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20h37: Séguéla avait prévenu que Buisson dégageait de «mauvaises ondes»
Le publicitaire Jacques Séguéla, proche de Nicolas Sarkozy, a affirmé ce mercredi avoir prévenu l'ancien chef de l'Etat il y a plusieurs années que Patrick Buisson dégageait «des mauvaises ondes».
«Je lui ai toujours dit qu'il y avait de mauvaises ondes qui sortaient de cet homme, qu'il était d'un très mauvais conseil, qu'il devait se méfier», a-t-il dit sur BFMTV, évoquant la date de 2008/09. «Honte à Buisson (...) on est toujours rattrapé par ses turpitudes (...)», a aussi dit Jacques Séguéla, selon qui Nicolas Sarkozy «a pris ses distances après la campagne» de 2012.
Il a par ailleurs qualifié de «banalité absolue» les enregistrements diffusés ce mercredi par Le Canard Enchaîné et Atlantico.fr. «Je suis sûr que là Nicolas Sarkozy est touché à vif et qu'il a le coeur qui saigne», a-t-il encore commenté. «Il est hautain, il est méprisant, c'est un sale mec et il n'a que ce qu'il méritait», a dit le publicitaire à propos de l'ex-conseiller de Nicolas Sarkozy.
 
19h47: Un «mercenaire» avec «des méthodes de barbouze», pour Marine Le Pen
Patrick Buisson est «un mercenaire de la politique qui utilise des méthodes de barbouze», a estimé mercredi la présidente du Front National, Marine Le Pen, dans des déclarations au quotidien La République du Centre.
Interrogée à la veille d'une réunion à Orléans sur les enregistrements sauvages de conversations par Patrick Buisson, ancien conseiller de l'ex-président Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen a estimé que «quand on prend des mercenaires, il faut s'attendre à ce genre de déloyauté». «C'est un peu de la  responsabilité de celui qui a choisi un mercenaire comme premier conseiller», a-t-elle estimé.
Au journaliste de la République du Centre qui remarquait que Patrick Buisson était issu de l'extrême droite, la présidente du Front National a rétorqué qu'il a été «conseiller de M.(Philippe) de Villiers, de M.(François) Bayrou : on ne peut pas vraiment dire que ce soit l'extrême droite».
 
18h47: «Ça en dit long» sur la présidence Sarkozy
Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a jugé ce mercredi que le fait que Patrick Buisson, qui a enregistré à son insu Nicolas Sarkozy, ait été «le premier conseiller» de l'ex chef de l'Etat, en disait «long» sur la présidence Sarkozy.
«Patrick Buisson était un homme qui ne devait pas avoir sa place au sommet de l'Etat, auprès du chef de l'Etat. L'avoir écouté, en soi, est une faute», a dénoncé le ministre de l'Economie, invité de «Questions d'info» LCP/FranceInfo/AFP/LeMonde.
 
17h50: Et Sarkozy? Quelle est sa stratégie pour ne pas être éclaboussé par le scandale? A lire par ici
17h15: Thierry Mariani s'insurge
16h45: «Dégoût» de Roselyne Bachelot
Roselyne Bachelot a expimé son «dégoût devant ce que révèlent ces conversations quand on les analyse: le mépris qu'il porte à Nicolas Sarkozy, qu'il décrit comme quelqu'un d'incapable de prendre des décisions. C'est hallucinant de tromper la confiance de l'homme qui vous a choisi. Tout le monde est présenté dans une sorte de relation mafieuse où l'on se méfie de tout le monde, où l'on fait des dossiers sur les gens». Citée dans les enregistrements par le conseiller, Roselyne Bachelot a lancé: «c'est un honneur que de ne pas avoir les compliments de M. Buisson».

16h40: Copé veut recentrer le débat
«Ces révélations nous ont tous stupéfaits, naturellement, mais à trois semaines des élections municipales, ma responsabilité, elle est d'abord de parler avec les Français de tout ce qui aujourd'hui les mobilise», a réagi Jean-François Copé, depuis Strasbourg, où il se trouve en déplacement.  «C'est la première fois depuis pratiquement deux ans que les Français vont pouvoir voter. J'entends bien que cette campagne électorale ne soit pas détournée de son objet premier, qui est un vote national pour le destin de nos villes et nos villages, et aussi pour l'orientation politique que les Français souhaitent exprimer à l'occasion de cette élection (...) Et moi, je ne laisserai pas le débat public être détourné de cette question essentielle», a-t-il ajouté.

16h39: «D'abord, parler de ce qui intéresse les Français»
Jean-François Copé, président de l'UMP, a affirmé que la révélations des enregistrements clandestins de Patrick Buisson l'ont «stupéfait» mais que l'essentiel, à trois semaines des élections municipales, était de parler de «ce qui intéresse les Français», le chômage et les impôts.
«Ces révélations nous ont tous stupéfaits, naturellement, mais à trois semaines des élections municipales, ma responsabilité, elle est d'abord de parler avec les Français de tout ce qui aujourd'hui les mobilise», a affirmé Jean-François Copé à la presse.
 
15h53: «Surpris, déçu et choqué»
Interrogé par le JDD, Claude Guéant, s'est dit «surpris, déçu et choqué». «C’est pour moi une énorme surprise, je ne m’attendais pas à une chose pareille. Il s’agit d’un procédé incompréhensible et inacceptable», a-t-il ajouté.