Copé contre «Le Point»: La plainte en diffamation a été déposée

JUSTICE Elle vise le directeur de la publication de l'hebdomadaire «Le Point», Franz-Olivier Giesbert, et les auteurs de l'article...

avec AFP

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Jean-François Copé, le président de l'UMP, lors d'une «déclaration solennelle», le 3 mars 2014 au siège du parti, à Paris.
Jean-François Copé, le président de l'UMP, lors d'une «déclaration solennelle», le 3 mars 2014 au siège du parti, à Paris. — REVELLI-BEAUMONT/SIPA

La plainte en diffamation de Jean-François Copé contre l'hebdomadaire Le Point, qui affirme qu'il a favorisé, avec l'argent de l'UMP, la société Bygmalion, fondée par deux de ses proches, a été déposée ce mardi, a-t-on appris auprès de ses avocats.

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Me Hervé Temime et Me Julia Minkowski avaient précisé lundi qu'une plainte avec constitution de partie civile serait déposée «entre les mains du doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris» contre le directeur de la publication de l'hebdomadaire Franz-Olivier Giesbert, et les auteurs de l'article.

«Graves accusations»

L'avocat de Bygmalion, Me Patrick Maisonneuve, a annoncé une plainte similaire lundi pour le compte de la société. La semaine dernière, le directeur de cabinet du président de l'UMP, Jérôme Lavrilleux, avait justifié la plainte «compte tenu des graves accusations portées à son encontre et qui ne reposent sur rien».

Dans son édition du 27 février, Le Point affirme à travers une enquête que Jean-François Copé a favorisé la société de communication Bygmalion, fondée par deux de ses proches, Bastien Millot et Guy Alvès.

Selon l'hebdomadaire, une filiale de Bygmalion, Events and Cie, «aurait empoché au moins 8 millions d'euros durant la campagne de 2012» de Nicolas Sarkozy, en «charge(ant) la mule sur certaines prestations facturées à l'UMP hors appel d'offres».

Pendant que Bygmalion jouit d'une santé financière «florissante», l'UMP a dû faire appel à ses sympathisants pour éponger les 11 millions manquants après l'invalidation des comptes du candidat Sarkozy, a aussi affirmé Le Point. Jean-François Copé a dénoncé un «coup monté» et «un tissu de mensonges».