Copé assure n’avoir «jamais eu à connaître des ventes immobilières de l'Etat»

avec AFP

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Jean-François Copé, président de l'UMP, a assuré ce vendredi sur Europe 1 n'avoir «jamais eu à connaître» des ventes immobilières de l'Etat quand il était ministre du Budget, alors que Le Point souligne qu'un de ses proches y a été impliqué.

Interrogé sur la vente à des Qatariens, alors qu'il était à Bercy (entre 2004 et 2007), d'un hôtel et du centre de conférences Kléber à Paris, à laquelle aurait participé Guy Alves, un de ses anciens collaborateurs, Jean-François Copé pointe une «rumeur du Point absolument indigne». «Je n'ai jamais eu à connaître des ventes organisées par France Domaine de l'immobilier de l'Etat», a-t-il martelé.

«Guy Alves n'était plus mon collaborateur»

«C'est France Domaine (ndlr service de la Direction générale des finances publiques) qui fait les ventes immobilières de l'Etat. Jamais, en tant que ministre du Budget, je n'ai à connaître du détail de tout cela. Le rôle du ministre du Budget, c'est de confier à France Domaine la vente des immeubles de l'Etat. Point», a-t-il insisté.

Jean-François Copé a également précisé qu'au moment de la vente de ces deux biens, «Guy Alves n'était plus mon collaborateur, il était parti dans le privé, il était passé par une commission de déontologie avant (la vente), qui l'avait validé». Ce sont des «rumeurs scandaleuses», a-t-il réaffirmé.

Le Point indique, dans son édition du 27 février, que «le fonds d'investissement Centuria a joué un rôle d'intermédiaire dans la vente au Qatar» de l'hôtel Kinski et du centre de conférences Kléber, ajoutant que Guy Alves, ancien chef de cabinet de Jean-François Copé à Bercy, avait ensuite rejoint Centuria «pour s'occuper des investissements qatariens».