Soupçons de surfacturation: Jean-François Copé, «blessé», dénonce une «grossière manipulation»

E.O.

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Le président de l'UMP Jean-François Copé, le 26 février 2014 à Nantes.
Le président de l'UMP Jean-François Copé, le 26 février 2014 à Nantes. — SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

Rien de mieux que l’attaque pour se défendre. Jean-François Copé est revenu ce vendredi matin sur l’enquête du Point, qui l’accuse d’avoir favorisé pendant la campagne présidentielle de 2012 une agence de communication fondée par deux proches, en évoquant «manipulation» et «amalgames».

«C’est une grossière manipulation menée par Franz-Olivier Giesbert [le directeur de publication du Point] qui mène depuis des mois et des mois un combat contre moi», a lancé le président de l’UMP sur Europe 1. Déjà visé jeudi, le patron de l’hebdomadaire avait raillé le «complotisme» de Jean-François Copé et conseillé au président de l’UMP de «s'habituer à une presse indépendante».

«Je ne vois pas à quoi correspond le chiffre» de 8 millions d’euros

Reste que le chef de l’UMP s’est dit «blessé personnellement» par l’enquête de l’hebdomadaire, assurant qu’on «ne s’habitue jamais à des attaques aussi haineuses».

Alors que le magazine évoque des surfacturations de prestations qui auraient coûté 8 millions à l’UMP, Jean-François Copé s’est défendu d’avoir aidé des proches à s’enrichir. «Je ne vois pas à quoi correspond ce chiffre», a expliqué le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne), «une campagne présidentielle coûte une fortune, il y a eu plus de 40 meetings (…) tout ça s’est fait dans une parfaite transparence».

Il assure que la surfacturation avancée par Le Point n’est «pas démontrée». «Les journalistes sont allés consulter le PS» pour avoir «quelques bordereaux», poursuit-il.

«Vous voulez qu’on travaille avec des socialistes?»

Et «l’idée, c’est qu’on travaille avec des gens compétents qui savent organiser des meetings». Que ces «gens» soient des proches n’est pas un problème pour Jean-François Copé: «Vous voulez qu’on travaille avec des socialistes?» a-t-il balayé. Par ailleurs, affirme-t-il, la société mise en cause, Bygmalion, travaille avec l’UMP depuis sa fondation en  2002, soit avant qu’il n’accède à la tête du parti.

Dès jeudi matin, le président de l’UMP a annoncé qu’il porterait plainte en diffamation contre Le Point. Une procédure qui n’est pas encore engagée mais le sera «dans les prochains jours».

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