Copé et les soupçons de surfacturation: «Pas un sujet» pour Fillon... La France est «toujours pleine de rumeurs» pour Woerth...

REACTIONS La droite serre globalement les rangs derrière le président de l'UMP...

E.O.
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François Fillon, le 25 janvier 2014, lors du Conseil national de l'UMP à Paris.
François Fillon, le 25 janvier 2014, lors du Conseil national de l'UMP à Paris. — WITT/SIPA

Une «affaire Copé» est en train de naître, après la publication d’une enquête du Point, qui affirme que l’UMP a commandé des prestations surfacturées à deux proches du président du parti. Alors, à l’UMP, on serre les rangs derrière son chef.

En premier lieu… François Fillon, qui avait violemment affronté Copé pour la présidence du parti en hiver 2012. L’ex-Premier ministre a estimé que ce n’était «pas un sujet» pour lui: «J'ai eu Jean-François Copé au téléphone ce matin, il m'a dit qu'il démentait tout, je n'ai pas de raison de ne pas le croire.»

«Des papiers racoleurs»

Même son de cloche du côté d’Eric Woerth. Le président de l’UMP «a vigoureusement démenti, donc je le crois», a déclaré le député de l’Oise sur Europe 1. «La France est toujours pleine de rumeurs et d’amalgames, donc il faut faire très attention à tout ça et être très prudent» a encore dit l’ex-ministre ajoutant qu’«on voit bien qu’il y a un conflit entre ce journal [Le Point] et Copé depuis pas mal d’années».



«Comme par hasard, à la veille des municipales, une bonne enquête pour démolir l’UMP… Les vieilles recettes ne sont pas oubliées!» a avancé sur Twitter le député et ancien ministre Thierry Mariani.

Et comme par hasard,à la veille des municipales, une bonne enquête pour démolir l'#UMP ... Les vieilles recettes ne sont pas oubliées !
— Thierry MARIANI (@ThierryMARIANI) February 27, 2014

«Je n’ai pas lu l’article, on est dans des papiers racoleurs», a déclaré Christian Jacob, le patron des députés UMP sur Radio Classique et LCI. «J'ai entendu ce matin la réaction de Jean-François Copé qui annonce qu'il va porter plainte dans la journée pour diffamation, donc laissons la justice travailler».

«Des règlements de comptes à l’intérieur de la droite»

Seule voix discordante dans ce concert de prudence, celle de Lionel Tardy. Dès ce jeudi matin, le député UMP de Haute-Savoie a lancé que «tout le monde savait». L’élu évoque les «coûts stratosphériques de meetings de campagne présidentielle» de Nicolas Sarkozy qui ont empêché l'UMP d'avoir une marge de manoeuvre. Le camp Copé a annoncé qu’il porterait plainte contre Lionel Tardy pour ces propos.

A gauche, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF a estimé sur BFMTV et RMC que ce devait être «des règlements de comptes à l'intérieur de la droite puisque c'est Le Point qui sort ça». «Il y a trop d'argent dans la politique et trop d'argent concentré dans les plus grands partis», a-t-il continué.