Jean-François Copé au Salon de l'agriculture, le 24 février 2014.
Jean-François Copé au Salon de l'agriculture, le 24 février 2014. — MATHIEU PATTIER/SIPA

POLITIQUE

Présidentielle 2012: Jean-François Copé a-t-il ruiné l'UMP pendant la campagne?

Le président de l’UMP dément et porte plainte contre le magazine «Le Point» qui publie l’enquête ce jeudi…

De l’argent, des jeux de pouvoir, une campagne présidentielle: les ingrédients sont réunis pour que l’affaire sente le soufre. Le magazine Le Point publie ce jeudi une enquête selon laquelle Jean-François Copé a permis à deux anciens collaborateurs d’empocher 8 millions d’euros venant de l’UMP pendant la campagne présidentielle.

D’après le magazine, Copé a confié de nombreuses prestations pendant la campagne présidentielle de 2012 à Bygmalion, une entreprise de communication fondée par deux amis ayant travaillé pendant plus de dix ans à ses côtés. Problème: ces frais –traiteur, retransmission vidéo, éclairage…– étaient facturés jusqu’à deux fois plus cher que le tarif habituel.

Montage financier

Au total, la surfacturation aurait coûté 8 millions d’euros. Une véritable manne quand on sait que le parti est endetté et qu’il a fallu faire appel aux dons des militants pour payer les frais de campagne de Nicolas Sarkozy, invalidés par le Conseil constitutionnel.

Le Point signale par ailleurs que Bygmalion a été créé grâce un montage financier «particulièrement sophistiqué», via une SARL luxembourgeoise.

«Un coup monté», selon Copé

«C'est absolument immonde», a réagi ce jeudi matin Jean-François Copé. Interrogé par iTélé, le président de l'UMP a dénoncé un «tissu de mensonge» et un «coup monté totalement, de manière absolument ignoble». Il a indiqué son intention de porter plainte en diffamation contre Le Point et a affirmé être victime d'un acharnement de la part du magazine. «Depuis des mois et des mois, Franz-Olivier Giesbert [le directeur de la publication du Point] nous attaque Nicolas Sarkozy et moi-même pour nous détruire», a-t-il assuré. 


Si quelques personnalités de l'UMP ont affiché leur soutien au député-maire de Meaux, le député filloniste Lionel Tardy a quant à lui assuré sur Twitter que «tout le monde savait pour Jean-François Copé». «C'est la raison pour laquelle je n'ai pas participé au Sarkothon», écrit encore l'élu de Haute-Savoie.

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