Les principaux candidats proposent tous des réformes institutionnelles

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Ségolène Royal (PS) « Il faut remettre les institutions d’aplomb », a déclaré, hier dans ses vœux, la candidate socialiste. Cela passera par : « une révolution démocratique, une République nouvelle et une réforme jusqu’au bout de la décentralisation ». Selon elle, « le non-cumul des mandats est nécessaire pour que les parlementaires soient bien présents à l’Assemblée nationale et que le Parlement ait un réel pouvoir d’impulsion et de contrôle du gouvernement ».

Nicolas Sarkozy (UMP) Dans son discours à la convention des institutions en avril 2006, le ministre et candidat a affirmé que « nos institutions marchaient globalement » et que « des ajustements permettraient de remédier aux défauts actuels ». Il désire « un exécutif plus responsable et un Parlement plus fort », souhaite « dépoussiérer le concept de domaine réservé du président de la République » et limiter cette fonction « à deux mandats ».

François Bayrou (UDF) Le leader centriste veut passer à la « vie République ». Ses propositions : un Président responsable qui dirige le pays et relègue le Premier ministre a un simple rôle de coordinateur, « un amortisseur de choc ». Il est favorable à « un mandat unique des députés » pour que le Parlement redevienne « un espace de confrontation faisant la loi et évaluant la pertinence et l’efficience de l’action publique ».

Jean-Marie Le Pen (FN) Le projet institutionnel du président frontiste est de « rendre la liberté au peuple par le rétablissement de la proportionnelle intégrale à toutes les élections ». Il prône aussi « la mise en place d’une République référendaire où toutes les réformes fondamentales seront soumises au référendum du peuple ».

Olivier Marino