Vidéo. #DirectPolitique: Revivez l'interview de Eric Woerth

POLITIQUE L'ancien ministre de Nicolas Sarkozy était l'invité de #DirectPolitique sur «20 Minutes» en partenariat avec Linternaute.com et «Ouest-France»...

David Blanchard

— 

Eric Woerth, ancien ministre du Budget, le 15 octobre 2013 à Paris.
Eric Woerth, ancien ministre du Budget, le 15 octobre 2013 à Paris. — CORNIER GAEL/SIPA

A la suite de la réception par François Hollande de chefs d’entreprises étrangères lundi, l’ancien ministre du Budget Eric Woerth (UMP) a estimé mardi dans #DirectPolitique qu’il s’agissait «essentiellement d’un problème de confiance. Ils vont dans le pays où la confiance est là, ils ont souvent le choix. Si on ne les accueille pas bien, il y a peu de chances qu’ils investissent chez nous. Les investisseurs cherchent de la stabilité, et depuis deux ans, les règles n’ont pas arrêté de changer.»

Allégement des charges des entreprises

«Ce n’est pas un cadeau!, a affirmé Eric Woerth. C’est les mettre au niveau des autres entreprises en Europe. Tout le monde doit courir avec des armes égales, et aujourd’hui ce n’est pas le cas pour les entreprises françaises. En face, les entreprises veulent restaurer leurs marges et leurs investissements, et ensuite des emplois, mais il ne peut y avoir d’engagement en termes d’emplois.»

Dépenses de l’Etat

L’ancien ministre de François Fillon souhaite que des mesures radicales soient mises en place pour diminuer fortement les dépenses de l’Etat: «Il faut désindexer les prestations sociales: logement, prestations familiales… Elles galopent au même niveau que l’inflation. Sur un temps donné, les désindexer, sauf pour les minima sociaux, n’est pas très violent et très producteur d’économies.»

La baisse du nombre des fonctionnaires

Le député de l’Oise souhaite que l’Etat diminue son nombre de fonctionnaires, actuellement de 5 millions, mais sans entrer dans les détails: «Il y a de la productivité à gagner, en augmentant le temps de travail, en réformant le statut. Il faut aussi augmenter les rémunérations. Chacun doit faire des efforts, mais c’est donnant-donnant.»

La réforme du régime des intermittents du spectacle

«Ca coûte un milliard d’euros à l’Etat, constate Eric Woerth. Il faut prendre en compte des métiers, mais trop de gens sont concernés. Il faut mieux cibler les artistes eux-mêmes, et moins les techniciens, et lutter contre les abus.»

Le plafonnement des indemnités chômage

«J’y suis favorable, a indiqué le maire de Chantilly. Les indemnités ne doivent pas être fonction de ce que vous étiez, mais de ce que la solidarité peut faire pour vous. Il faut réduire également la durée d’indemnisation.»

Pourquoi se représenter alors qu’il n’est pas blanchi dans l’affaire de l’hippodrome de Compiègne?

Face aux nombreuses questions des internautes sur ce sujet, Eric Woerth est droit dans ses bottes: «Qu’ils attendent le résultat final. J’ai fait du bon boulot, sur l’hippodrome de Compiègne comme sur le reste. Je pense qu’on devrait plutôt me faire une statue que de me traîner dans la boue là-dessus. Je suis très confiant sur l’issue de cette affaire. »

La percée du Front national aux élections

«Il n’y a pas d’implication locale du FN: c’est un vote de rejet classique, amoindri aux élections municipales, veut rassurer l’ancien ministre. Je le redoute plus aux Européennes.»

Revivez l'interview compléte