Les députés adoptent la réforme de la formation professionnelle

POLITIQUE Le texte sera examiné au Sénat dès le 18 février...

avec AFP

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Les députés dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 7 janvier 2014.
Les députés dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, le 7 janvier 2014. — LCHAM/SIPA

L'Assemblée nationale a adopté vendredi soir, après trois jours de débats, la réforme de la formation professionnelle et du financement des organisations syndicales et patronales, complétée par des mesures destinées à réformer l'inspection du travail.

Le texte, qui pour l'essentiel transpose un accord conclu entre partenaires sociaux à la mi-décembre, sans les signatures de la CGT ni de la CGPME, sera examiné au Sénat dès le 18 février, en vue d'une adoption définitive avant la fin du mois en procédure accélérée (une lecture par Chambre).

Les socialistes et les radicaux de gauche ont été les seuls à défendre totalement le projet, qui vise, selon le ministre du Travail Michel Sapin, à «refonder la formation professionnelle, peut-être pour 40 ans», comme cela avait été le cas de la loi fondatrice de 1971.

Sa mesure phare, plutôt consensuelle, est la création au 1er janvier 2015 d'un compte personnel de formation (CPF), qui accompagnera chaque salarié tout au long de sa carrière, surtout durant des périodes de chômage.

Critiques parmi l'opposition

Mais l'UMP, qui «aurait pu s'abstenir sur ce texte», selon le député Gérard Cherpion, a voté contre un «texte fourre-tout», s'inquiétant en particulier de la régionalisation complète de la formation professionnelle et d'un désengagement de l'Etat sur l'apprentissage.

L'UDI, qui s'est abstenue, aurait voulu pour sa part donner encore «plus de poids aux régions» qui pourraient gérer «la totalité des fonds», quelque 30 milliards d'euros annuels.

Le Front de gauche a rejoint le camp des opposants, compte tenu d'un volet ajouté par le gouvernement sur l'inspection du travail, qui lui fait craindre une remise en cause de «l'indépendance des inspecteurs».

De leur côté, certains écologistes ont voté pour le projet de loi en reconnaissant «des avancées fortes sur la formation» alors que d'autres se sont abstenus.