Famille: Le gouvernement soutiendra «ce qui peut faire consensus», dit Dominique Bertinotti

POLITIQUE «Il est hors de question de laisser la porte ouverte à de nouveaux faux débats», a indiqué la ministre de la Famille...

avec AFP

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La ministre de la Famille Dominique Bertinotti, le 5 février 2014.
La ministre de la Famille Dominique Bertinotti, le 5 février 2014. — PATRICK KOVARIK / AFP

Dominique Bertinotti a précisé ce vendredi que le gouvernement soutiendrait les futures initiatives parlementaires sur la famille si elles correspondent à ce qu'il entendait mettre dans son projet de loi, citant parmi les sujets de «consensus» le développement de la médiation familiale.

«Ce qu'a dit le Premier ministre hier matin, c'est que les parlementaires vont prendre un certain nombre d'initiatives au travers de propositions de loi, et que si cela correspond effectivement aux axes que nous entendions mettre dans le projet de loi famille, nous soutiendrons ces initiatives parlementaires», a déclaré la ministre déléguée à la Famille sur LCI.

Après les municipales

«Il est hors de question de laisser la porte ouverte à de nouveaux faux débats, donc on travaillera sur ce qui peut faire consensus», a-t-elle ajouté, citant un «statut du beau-parent» et le «développement de la médiation familiale».

Ces propositions de loi pourraient être examinées, le président de l'Assemblée nationale «Claude Bartolone l'a dit très clairement, après les municipales, vers le mois de mai ou vers le mois de juin», a dit la ministre.

Jean-Marc Ayrault avait assuré jeudi sur France 2 que le gouvernement était disposé à «examiner sans tarder» certains aspects du futur projet de loi famille, reporté à au moins 2015. Par exemple, «il y a des hommes (des pères divorcés) qui montent dans les grues (...), ça exprime un malaise», avait ajouté le Premier ministre.

SOS Papa salue la déclaration de Ayrault

L'association SOS Papa, qui milite pour que la résidence alternée des enfants devienne la règle en cas de séparation, avait salué dans un communiqué cette déclaration à ses yeux «prometteuse».

A l'inverse, l'association féministe SOS Mamans, qui considère que ce sujet doit continuer de relever du cas par cas, avait protesté, tandis que le collectif Abandon de famille dénonçait «ce mythe des pères-victimes grimpant sur des grues, qui ne sont autres que des hommes violents».