Valls dément chercher à identifier les sources du «Figaro»

POLÉMIQUE L’Express» affirme que le ministre a demandé à ses services de trouver la source d’un journaliste bien informé...

avec AFP

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Manuel Valls, le 1er février 2014, au ministère de l'Intérieur.
Manuel Valls, le 1er février 2014, au ministère de l'Intérieur. — Bernard BISSON/JDD/SIPA

Le ministère de l'Intérieur aurait demandé à ses services d'identifier les sources d'un journaliste du Figaro, selon un article de L'Express publié mercredi. Une information que le ministère de l'Intérieur a catégoriquement démentie.

Selon L'Express, Manuel Valls s'inquiète depuis plusieurs mois de la publication par Le Figaro, très critique envers sa politique, de documents internes à la police ou au corps préfectoral.

Le ministre aurait donc demandé à ses services, écrit l'hebdomadaire sur son site internet, d'identifier les informateurs d'un des journalistes spécialisés du Figaro, alors même que le gouvernement va défendre un projet de loi qui protège mieux les sources des médias.

Le Figaro met en garde

Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Intérieur a jugé cette affirmation «totalement infondée» et a «rappelé avec force que ces allégations sont mensongères et qu'il est extrêmement attaché à la liberté de la presse ainsi qu'à la protection des sources». «Le temps des ‘enquêtes’ est révolu», a-t-il ajouté.

La Société des journalistes du Figaro, en citant le nom du journaliste concerné -Jean-Marc Leclerc-, a de son côté averti dans un communiqué que «le secret des sources des journalistes est une règle intangible dans une démocratie digne de ce nom». «La fameuse affaire dite des ‘fadettes’ prouve que la loi censée protéger ce secret ne protège en réalité rien du tout puisqu'aucune sanction n'est prévue pour les contrevenants», poursuit-elle.

La SDJ du Figaro conclut qu'elle «met en garde quiconque serait tenté d'espionner un journaliste pour savoir d'où il tient ses informations. Un tel comportement constitue, en effet, une atteinte délibérée à la liberté d'informer, et ne peut se justifier d'aucune façon».