Valérie Pécresse le 7 novembre 2013.
Valérie Pécresse le 7 novembre 2013. — WITT/SIPA

Politique

Ile-de-France: Valérie Pécresse ne veut plus d’aide au transport pour les sans-papiers

POLITIQUE – La présidente du groupe UMP au conseil régional estime que 125.000 personnes en situation irrégulière bénéficient de 75% de réduction sur leurs trajets...

Le dispositif coûte, selon Valérie Pécresse, dans les 80-100 millions d’euros chaque année. La présidente du groupe UMP à la région Ile-de-France s’attaque ce jeudi dans Le Parisien à cette «réduction de 75%» de l’abonnement transports accordée aux sans-papiers disposant d’une attestation de l’Aide médicale d’Etat (AME), qui leur permet d’accéder aux soins. La reconduction de la mesure doit être votée ce jeudi.

D’après Valérie Pécresse, «les trois quarts des étrangers en situation illégale (en Ile-de-France) ont réclamé cette réduction, soit 125.000 personnes». L’ancienne ministre pointe le coût que représente l’initiative: «Ça équivaut à dix rames de trains neufs», estime-t-elle.

«Lutter contre toutes les inégalités tarifaires»

«Je ne vois pas à quel titre un étranger en situation irrégulière peut bénéficier» de cette réduction, lance Valérie Pécresse, qui se dit en revanche favorable au «maintien de l’AME si elle est encadrée». Car, explique-t-elle, «n’importe quel habitant d’Ile-de-France a au mieux une prise en charge de 50% de son passe Navigo par son entreprise». Et «la plupart des demandeurs d’emploi et des travailleurs pauvres paient plein pot. Quelle est la logique de la région?» demande-t-elle, indiquant ne pas comprendre «pourquoi les étrangers en situation irrégulière auraient plus de droits que les autres Franciliens».

A noter toutefois que de nombreuses populations ont le droit à des aides au transport en Ile-de-France: personnes âgées, handicapées, bénéficiaires de la CMU, collégiens, lycéens, étudiants de moins de 26 ans.  Des bénéficaires du RSA et des chômeurs peuvent par ailleurs voyager gratuitement.

«Dans une période de crise, il faut lutter contre toutes les inégalités tarifaires. Et le dispositif de l’aide aux irréguliers en est une», conclut Valérie Pécresse.