Européennes: Dupont-Aignan veut mettre en «minorité les eurobéats»

POLITIQUE Le président de la formation souverainiste Debout la République souhaite peser pour les prochaines européennes...

avec AFP

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Nicolas Dupont-Aignan, le 18 octobre 2013 à Paris.
Nicolas Dupont-Aignan, le 18 octobre 2013 à Paris. — IBO/SIPA

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, a présenté mardi ses têtes de liste aux européennes en formant le voeu de «mettre en minorité les eurobéats» en mai, tout en se démarquant du FN.

Revendiquant une «autre façon de construire l'UE», le député de l'Essonne a donné pour premier enjeu à ses huit listes de «mettre en minorité les eurobéats qui nous gouvernent depuis 20 ans».

Les quatre partis (ndlr: EELV, PS, Alternative, UMP), «responsables de cette mauvaise UE, doivent être en minorité le soir du 25 mai», a-t-il martelé lors d'une conférence de presse à Paris, couplée à ses voeux à la presse.

«Grand rendez-vous politique à mi-mandat»

«C'est trop facile, à chaque élection européenne de s'exonérer de ses responsabilités, c'est toujours le même discours: l'UMP va nous parler d'une Europe qui protège, le PS d'une Europe sociale», a-t-il plaidé.

«Nous ne sommes pas anti-européens, nous sommes anti-Union européenne, et nous proposerons pendant ces élections une autre façon de construire l'Europe, une Europe des nations et des coopérations concrètes», a-t-il assuré pour se distinguer du FN. Ses listes s'intitulent «Debout la France, ni système ni extrêmes».

Ses 8 têtes de listes sont Laure Ferrari (Est), Dominique Jamet (Île-de-France, Français de l'étranger), Jean-Philippe Tanguy (Nord-Ouest), Cécile Bayle de Jessé (Ouest), Pascal Lesellier (Sud-Ouest), Hugues Maillot (Outre-mer), Patrice Court-Fortune (Centre) et Gérard Rambaud (Sud-Est).

Le maire de Yerres a fait de ce scrutin la priorité de 2014: les élections municipales, «pour nous c'est un scrutin local. Nous n'avons pas quitté le système parce que j'étais en désaccord avec la gestion des trottoirs de Delanoë», le maire PS de Paris, a-t-il ironisé.

Partenariat avec d’autres partis européens

«L'enjeu majeur est national. Les européennes sont le premier grand rendez-vous politique à mi-mandat», d'après lui.

Le député a assuré que pour former un éventuel groupe au Parlement européen, DLR a «un partenariat» avec le chef du parti britannique anti-européen Ukip Nigel Farage, avec les Vrais finlandais, avec le Parti populaire danois, avec les Grecs indépendants de Panos Kamennos, avec Slavi Binev du parti ultra-nationaliste bulgare Ataka. Il a dit avoir «encore du chemin» à faire avec les Allemands de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD).

Laure Ferrari, ex -collaboratrice parlementaire de Nigel Farage, a promis deux «très gros» autres partis, qui surprendront. Pour former un groupe, il faut 25 eurodéputés issus d'au moins sept pays.

DLR avait réuni 1,77% des voix aux européennes de 2009 en présentant des listes dans sept circonscriptions sur huit.