Henri Guaino tacle Hollande le «menteur» et les «arrangements» de l’UMP

M.P.

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Henri Guaino à l'Assemblée nationale, le 5 juin 2013.
Henri Guaino à l'Assemblée nationale, le 5 juin 2013. — JACQUES DEMARTHON / AFP

Henri Guaino était vraiment mécontent ce mardi sur Europe 1. L’ex-plume de Nicolas Sarkozy s’en est d’abord pris à François Hollande, qu’il a accusé d’avoir «menti tout le temps, le matin, le soir, le lendemain». «Tout le temps, il fait le contraire de ce qu’il raconte», a-t-il martelé. «Un homme d'Etat, ce n'est pas quelqu'un qui se fait élire sur des mensonges», «qui gouverne avec le reniement», a-t-il ajouté.

Mais le député UMP des Yvelines a également eu des mots très durs envers sa famille politique, notamment en raison du choix des têtes de liste pour les européennes. «Je suis assez ébranlé, je dois dire, par la manière dont ma propre famille politique fonctionne!» en référence aux informations selon lesquelles Alain Lamassoure serait tête de liste du Sud-Ouest, après un accord entre Jean-François Copé et François Fillon.

Les «tractations» de l’UMP

«On ne peut pas faire fonctionner un parti comme l’UMP à travers des arrangements entre notables derrière le rideau! Il y a quelque chose qui ne va pas», dit celui qui s’est dit «ébranlé» par cette décision. Tout comme par celle du soutien de l’UMP à François Bayrou, après l’appui d’Alain Juppé. «D’un point de vue moral», c’est «absolument inacceptable», a-t-il tonné. «En politique, il doit y avoir aussi de la morale. Il [Copé] le fait de son propre chef après, je pense, des tractations avec M. Fillon ou M. Juppé, ça ne va pas!»

«L'UMP n'est pas une copropriété entre Jean-François Copé, François Fillon et quelques autres, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin... Non! L'UMP appartient à ses militants, ses adhérents, ses sympathisants, peut-être à ses électeurs: en tout cas, on leur doit des comptes!» a-t-il encore ajouté, décidément très remonté.

Henri Guaino a par ailleurs redit son opposition à l’organisation de primaires dans l’hypothèse où Nicolas Sarkozy souhaiterait revenir. «Un ancien président de la République ne peut pas retourner s’enfermer dans le noyau dur de son camp pour ensuite revenir vers tous les électeurs. C’est inconcevable.»