Claude Bartolone dénonce les «salopards» qui ont diffusé la vidéo de la bagarre de Razzy Hammadi

POLITIQUE Le président de l’Assemblée nationale, lui-même élu de Seine-Saint-Denis, a fustigé «ceux qui utilisent la vidéo sans donner l’ensemble de l’explication»...

E.O.

— 

Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, lors de ses voeux à la presse, le 9 janvier 2014.
Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone, lors de ses voeux à la presse, le 9 janvier 2014. — WITT/SIPA

Le soutien est de poids. Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone s’en est pris dimanche aux «salopards» qui ont publié sur YouTube une vidéo montrant le député PS de Seine-Saint-Denis Razzy Hammadi pris dans une bagarre.

Claude Bartolone, lui-même député de Seine-Saint-Denis depuis 1981, a fustigé sur BFMTV ceux qui «utilisent [la vidéo] comme ça, sans donner l’ensemble de l’explication», estimant qu’il s’agit d’une manœuvre d’adversaires politiques.

«Dégueulasse en termes démocratiques»

Razzy Hammadi a dû s’expliquer, dimanche, sur ces images qui le montrent invectivant des hommes dans une bagarre à Montreuil. «Personne ne peut comprendre ces images en dehors du contexte de violence et de peur dans lequel ma compagne, mes amis et moi-même étions», a écrit le député sur sa page Facebook, racontant avoir été «pris à partie par une bande de voyous extérieurs à la ville». «Nous avons été insultés et l’une des personnes qui m’accompagnait a été physiquement agressée», a-t-il précisé.

«Je vois la même chose, avec un autre jeune député de talent, Mathieu Hanotin, à Saint-Denis», a indiqué Claude Bartolone. Il évoque un «petit film qui essaye de dire "si vous votez pour Mathieu Hanotin, vous votez pour Israël, si vous votez pour les autres, vous votez pour les Palestiniens“». «Tant qu’il y a ce genre de comportement, franchement, c’est dégueulasse en termes démocratiques», a lâché le président de l’Assemblée.

Claude Bartolone a par ailleurs commenté sa réputation de «parrain» du département – popularisée notamment par Dominique Voynet qui a expliqué son refus de se représenter à Montreuil car elle ne voulait pas «baiser la bague du parrain». «Ce n’est pas un gros mot», a-t-il tempéré, car «chez les chrétiens, c’est celui qui aide l’autre à grandir». «C’est un compliment», a-t-il même poursuivi.