Jean-Pierre Raffarin: Si Hollande remplace l'impôt par la réforme, «banco!»

POLITIQUE Le sénateur de la Vienne revenait sur les divergences de l'UMP, après l'inflexion économique et sociale de François Hollande...

avec AFP

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Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et actuel sénateur UMP de la Vienne, le 6 octobre 2013
Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre et actuel sénateur UMP de la Vienne, le 6 octobre 2013 — IBO/SIPA

L'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (UMP) a assuré que si François Hollande était désormais disposé à remplacer «l'impôt par la réforme», il dirait «banco». Le sénateur de la Vienne était interrogé par RTL sur les divergences de l'UMP, dont des ténors ont commenté de façon diverse l'inflexion économique et sociale de François Hollande.

«Certains disent, c'est un virage, d'autres, c'est un tête-à-queue», a voulu relativiser Jean-Pierre Raffarin. «Moi, j'ai été très critique sur ce qui a été fait pendant 18 mois, mais le président nous dit : maintenant, je vais faire différemment». «Je demande depuis longtemps qu'on fasse une épreuve nationale sur les économies» pour «financer notre relance», a insisté l'ex-chef de gouvernement. «Jusqu'à maintenant, il nous a dit : c'est l'impôt la solution. Et maintenant il nous dit : ce n'est pas l'impôt, c'est la réforme. Moi je dis banco !»

Vote de confiance

Assurant faire partie «de ceux qui aiment mieux la France que la politique», il a tranché : «quand j'attends depuis plus de 30 ans qu'un socialiste me dise qu'il est social-démocrate», et «qu'on devient enfin un parti socialiste qui voudrait être moderne, comme le sont les Allemands, comme le sont tous les Européens, quand je vois ces avancées-là, je me dis : je les prends!»

Voterait-il la confiance au printemps quand le gouvernement de François Hollande engagera sa responsabilité sur ce «pacte» économique et social ? «Il a du chemin à faire, mais je ne serai pas hostile à la mise en oeuvre de ce qu'il a dit, concrètement, avec 50 milliards d'économies», a répondu Jean-Pierre Raffarin.

Au lendemain de la conférence de presse présidentielle, il avait déjà salué un «changement de discours bienvenu» et une «vision lucide».