Hollande et Valls dans le viseur de Fillon

POLITIQUE A l'occasion de ses voeux, le président de Force républicaine a fait le bilan du chef de l'Etat et de son ministre de l'Intérieur...

Anne-Laëtitia Béraud

— 

François Fillon, le 2 juillet 2013 lors d'un meeting à Saint-Cloud.
François Fillon, le 2 juillet 2013 lors d'un meeting à Saint-Cloud. — WITT/SIPA

Après plusieurs semaines d'une cure de silence, François Fillon est revenu sur le devant de la scène à l'occasion de ses vœux, ce mercredi à Paris. Se plaçant comme le premier opposant au chef de l'Etat, le président de Force républicaine a multiplié les critiques à l'encontre de François Hollande. «Le pouvoir actuel incarne à la perfection ce mal français ou les discours tiennent mieux de décisions, où les arrangements avec la réalité sont érigés en art de gouverner. La suspicion populaire est la rançon de toutes ces postures et impostures.»

«On ne chasse pas le brouillard avec un éventail»

Comparant les vœux du Président à «une mauvaise copie d'un élève», «alors qu'il faudrait parler et agir comme Churchill», l'ancien Premier ministre a jugé que «la réalité saute à la gorge du chef de l'Etat et ses appels à la mobilisation de tous relèvent plus d'un SOS que d'un plan de sauvetage cohérent et immédiat pour la France».

>> Toutes les réactions à la conférence de presse sont à retrouver ici

Quant au pacte de responsabilité aux entreprises lancé par François Hollande, François Fillon l'a balayé du revers de la main, expliquant que c'était «un slogan, une nouvelle usine à gaz».  «Je ne m'en satisferai pas car nous n'en sommes pas au premier flou. Car comme dit le proverbe: “On ne chasse pas le brouillard avec un éventail”», a-t-il ajouté.

Egalement dans le viseur de François Fillon, le populaire et médiatique ministre de l'Interieur, Manuel Valls. «Le ministre de lintérieur peut multiplier les sorties et les discours martiaux, faire d'un humoriste aux propos abjects l'ennemi numéro 1 de la République pendant deux semaines, les résultats ne sont pas à la hauteur d'une société minée par la violence et les crispations communautaires.»