UMP: Copé ne croit pas au virage social-libéral promis par Hollande

POLITIQUE Le président de l'UMP présentait ses vœux à la presse ce mercredi matin...

Anne-Laëtitia Béraud

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Le président de l'UMP, Jean-François Copé, présente ses vœux, le 8 janvier au siège du parti, à Paris.
Le président de l'UMP, Jean-François Copé, présente ses vœux, le 8 janvier au siège du parti, à Paris. — no credit

Sarkozy, Hollande, municipales, européennes… 2014 s’annonce «passionnante» pour l’UMP, selon Jean-Francois Copé. Le président du principal parti d’opposition a présenté ce mercredi matin lors de ses vœux à la presse ses ambitions pour l'année qui débute.

Il a commencé en chargeant le chef de l’Etat, François Hollande, «incapable de baisser les dépenses». Il a aussi dénoncé sa «politique anti-entreprises, anti-travail, anti-liberté» qui mène à «la précarisation de millions de français».

Le «virage social-libéral», «un concept creux»

Sur la promesse présidentielle de l'inversion de la courbe du chômage, Jean-François Copé a jugé que «le feuilleton minable de cette courbe s'est terminé en déconfiture».

Quant au «virage social-libéral» -salué par Pierre Gattaz, à la tête du Medef-, promis par le Président lors de ses vœux, le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne) a jugé que c'était un «concept creux». «François Hollande ne fera aucun tournant social-libéral car il n'en a pas les moyens budgétaires (...) et politiques, il n'a la majorité ni à l'Assemblée nationale ni au Sénat», a expliqué Jean-Francois Copé. «François Hollande conduit notre pays dans le mur», son «pacte de responsabilité aux entreprises est un slogan».

A Pierre Gattaz, Jean-François Copé a lancé: «Je mets en garde le représentant des entreprises: Ne renoncez pas à votre vigilance et à vos exigences pour un plat de lentilles».

 Mille villes de plus de 9.000 habitants à gagner

Concernant les municipales et les européennes de 2014, Jean-Francois Copé et l’UMP ont ciblé, pour le scrutin local de mars, «mille villes de plus de 9.000 habitants […] que nous voulons gagner pour renouveler l'UMP». Quant aux chefs de files, ils seront désignés par une Commission nationale du parti le 21 janvier. A propos de Charles Beigbeder et de sa liste «Paris libéré», Jean-François Copé a précisé avoir noué «une ultime médiation pour lui proposer une troisième place (sur la liste officielle dans le 8e arrondissement de la capitale), mais ma main ne tremblera pas en cas de dissidence».

Quant au cas Nicolas Sarkozy, qui empoisonne les ambitions des uns et des autres à l'UMP, Jean-Francois Copé a affirmé: «Nous voyons tous très souvent Nicolas Sarkozy. Il est très attentif (...), mais viendra le temps de désigner notre candidat pour 2017 à l'issue des primaires.»