Sexisme en politique: «Quand on m'appelle cocotte, je trouve que c'est affectueux», dit Marion Maréchal-Le Pen

POLITIQUE Loin de l'analyse d'une majorité de femmes...

M.P.

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Marion Marechal-Le Pen, Députée du Vaucluse, le 14 décembre 2013
Marion Marechal-Le Pen, Députée du Vaucluse, le 14 décembre 2013 — Alain ROBERT/Apercu/Sipa/SIPA

Marion Maréchal Le Pen n’est pas une femme comme les autres. Alors que 80% des femmes disent avoir été confronté au sexisme sur leur lieu de travail, la jeune députée frontiste estime dans un entretien au Parisien ce dimanche «ne pas avoir le sentiment d’avoir vécu cela» à l’Assemblée nationale. Un lieu où les femmes ne sont pourtant que 26,9% et où les dérapages sexistes sont courants, d’après le témoignage d’élues.

Mais pour Marion Maréchal Le Pen, rien de tout ça. Si elle ne ressent pas le sexisme, c’est «peut-être aussi parce que moi, quand on m’appelle cocotte, je trouve que c’est affectueux», explique-t-elle, dans une allusion probable au «Poulegate» d’octobre dernier, quand des députés UMP avaient imité des poules lorsqu’une députée écologiste a pris la parole.

«Des remarques gentilles» quand elle est en robe

Marion Maréchal Le Pen ajoute également: «Je suis venue quelquefois en robe à l’Assemblée et je n’ai eu que des remarques gentilles». Ouf, on est rassurés.

Pour mémoire, l’étude parue mardi dernier expliquait que 81% des femmes ont déjà entendu des phrases type comme «elle est hystérique», 49% ont déjà été surnommées «ma cocotte» ou «ma puce» sur leur lieu de travail, et 69% des femmes on déjà entendu une phrase telle que «ne fais pas ta blonde» ou mieux encore «elle est de mauvaise humeur, elle doit avoir ses règles».