Jean-Marc Ayrault droit dans ses bottes sur TF1

Delphine Bancaud

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Jean-Marc Ayrault le 28 août 2013 à Paris.
Jean-Marc Ayrault le 28 août 2013 à Paris. — PATRICK KOVARIK / AFP

Reprendre la main et montrer qu’il reste droit dans ses bottes, contre vents et marrées. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a tenu un discours de fermeté, ce jeudi sur le plateau du 20 heures de TF1.

Interrogé sur la réforme de la fiscalité, le Premier ministre l’a justifié à nouveau, insistant sur le fait que le système actuel était devenu trop complexe et ne permettait pas aux Français de le comprendre, expliquant que «20% de nos règles fiscales changent chaque année. Il faut plus de simplicité et de stabilité».

Concernant  l'absence de pause fiscale en 2014, le Premier ministre explique qu'il est impératif de baisser le coût du travail. Sur ce dossier, comme sur les autres, Jean-Marc  Ayrault s’est efforcé de nier  toute dissension au sein du gouvernement.

Optimiste sur l'emploi

Adoptant une posture résolument volontariste, Jean-Marc Ayrault s’est montré optimiste concernant l'inversion promise de la courbe du chômage. «Nous y sommes quasiment», a-t-il déclaré, en observant que depuis «six mois, la courbe du chômage est inversée pour les jeunes». Pour étayer son argumentaire, le Premier ministre a insisté sur le récent accord sur la réforme de la formation professionnelle, qui va permettre aux chômeurs de retourner plus rapidement sur le chemin de l’emploi.

Pas question non plus de réenclencher la polémique sur le rapport concernant l'intégration. «Il n'y aura pas de remise en cause de la loi qui interdit le voile à l'école», a insisté Jean-Marc Ayrault.

Concernant la rivalité qu'entretiennent avec lui certains socialistes soupçonnés de lorgner vers Matignon, Ayrault s’est montré impassible. «J'ai la confiance du président de la République», a-t-il déclaré. «Je suis au service des Français, pas autre chose. Je ne me pose pas la question de ma carrière», a-t-il affirmé avec fermeté.