Le Parlement adopte définitivement le projet de budget 2014

BUDGET L'Assemblée nationale a été la dernière à se prononcer...

avec AFP

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L'Assemblée nationale le 6 février 2013.
L'Assemblée nationale le 6 février 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Le Parlement a adopté définitivement jeudi par un ultime vote de l'Assemblée nationale le projet de budget 2014, où l'essentiel de l'effort pour réduire le déficit porte sur les dépenses a martelé le gouvernement.

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Le deuxième budget du quinquennat Hollande, qui avait été rejeté par le Sénat fin novembre 2013, a été voté définitivement à main levée, dans un hémicycle peu garni, avec les suffrages des socialistes, écologistes et radicaux de gauche. Le Front de Gauche, mais aussi l'UMP, l'UDI et le FN ont voté contre. 

Ce budget confirme notamment un déficit à 4,1% du PIB en 2013, en baisse de 0,7 point par rapport à 2012, un recul moins important que prévu initialement. Si la dépense a été «tenue» selon le gouvernement, les rentrées d'impôt sur le revenu, de TVA, d'impôt sur les sociétés ont été de 11 milliards d'euros moindres qu'attendu dans les caisses de l'Etat.

Plusieurs dispositions

La droite y voit la confirmation d'un «ras-le-bol» fiscal, le Front de Gauche la preuve d'un système fiscal défaillant laissant notamment échapper «les gros poissons», tandis que le gouvernement et la majorité de gauche imputent ce manque à gagner à une croissance atone.

La «voiture-balai» budgétaire comprend un peu plus de trois milliards d'euros d'ouvertures de nouveaux crédits neutralisées par des annulations de dépenses qui avaient déjà été «gelées» en début d'année. Le projet, encore remanié il y a deux jours en nouvelle lecture, comporte aussi une petite réforme de l'assurance-vie, des aides aux entreprises notamment exportatrices, des mesures contre l'exil fiscal ou encore une modification de la taxe d'apprentissage, contestée par la droite.

Les députés socialistes y ont fait ajouter, entre autres, la création d'un fichier central des assurances-vie, dont l'ampleur a été restreinte à l'initiative du gouvernement, mais aussi un coup de pouce aux épargnants modestes via le livret d'épargne populaire.