Jean-Vincent Placé doit régler environ 18.000 euros de PV en souffrance

POLITIQUE Le sénateur EELV de l'Essonne affirme avoir réglé «le capital» des amendes dès août 2010 et avoir demandé une «négociation sur les pénalités», mais être sans nouvelles depuis «du service automatisé de Rennes» avec lequel il avait eu ces échanges...

B.D. avec AFP
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 Jean-Vincent Placé, sénateur EELV à la manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 17 novembre 2012.
 Jean-Vincent Placé, sénateur EELV à la manifestation contre le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le 17 novembre 2012. — FABRICE ELSNER/20 MINUTES

Jean-Vincent Placé  (EELV) doit régler environ 18.000 euros d'amendes  à la suite d'une  centaine d'infractions routières, datant d'avant  2010, information  révélée par Le Canard Enchaîné ce mercredi,  le conseiller régional se  disant auprès de l'AFP «prêt à payer depuis  le début». L'hebdomadaire satirique reproduit un document où la région   Ile-de-France (propritéaire du véhicule) relancerait l'élu écologiste,   lui demandant «en urgence de régulariser sa situation».

Le Conseil régional d'Ile-de-France, présidé par le PS  Jean-Paul  Huchon, a reçu en «octobre dernier une relance de la préfecture  de  police», a déclaré à l'AFP l'entourage de Jean-Paul  Huchon, précisant   toutefois que le courrier publié n'était «qu'au stade de projet, pas   encore paraphé et qu'il n'avait donc pas été envoyé à Jean-Vincent  Placé». «Il s'agit d'une procédure administrative classique de  relance,  dans laquelle la région ne joue qu'un rôle de transmission»,  a-t-on  fait valoir de même source.

Il affirme avoir réglé «rubis sur l'ongle» «le capital» des  amendes

Jean-Vincent Placé  a affirmé à l'AFP qu'il était «responsable» de  ces  infractions: «Je ne  le conteste pas, je suis d'accord pour payer  depuis  le début». Ce début remonte à 2010 quand une facture «pour  22.000 euros  d'amendes était arrivée à la région», se souvient Michèle  Sabban,  vice-présidente PS à la région, en charge de l'administration.  En effet,  la préfecture de police se retourne vers le propriétaire du  véhicule, en l'occurrence la Région), qui ensuite se retourne vers le conducteur.

Mis en contact avec l'administration fiscale, «ça n'a plus rien à  voir avec la région», a souligné Jean-Vincent Placé,  qui affirme avoir  réglé «rubis sur l'ongle» d'abord «le capital» des  amendes, dès août  2010, «avec un chèque entre 6.000 et 7.000 euros», et  avoir demandé une  «négociation sur les pénalités». Sans nouvelles depuis «du service  automatisé de Rennes» avec lequel il avait eu ces échanges, Jean-Vincent  Placé  qui «n'est pas un homme de chiffres» et «pas très bon avec les   papiers», n'avait «plus entendu parler de cette histoire avant ce   matin».

Pour lui, «c'est la rançon de la notoriété» car «c'est la  même  histoire qu'il y a trois ans». Il trouve tout de même «un peu  agaçant»  la manière dont cela est rendu public «alors que je n'ai même  pas reçu  de courrier», souligne-t-il. «C'est bien sûr de ma faute, je n'ai jamais  cherché à fuir  mes responsabilités, je ne demande aucun passe-droit,  j'assume et je  paie, je ne veux pas que quiconque doute de mon  honnêteté», a conclu le  sénateur EELV de l'Essonne.