Jean-Marc Ayrault a signé le pacte d'avenir pour la Bretagne

POLITIQUE Pour répondre à la grogne des «Bonnets rouges»...

avec AFP

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Jean-Marc Ayrault, à l'issue de la réunion ministérielle sur la crise en Bretagne
Jean-Marc Ayrault, à l'issue de la réunion ministérielle sur la crise en Bretagne — MARTIN BUREAU / AFP

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a signé vendredi à Rennes le Pacte d'avenir pour la Bretagne, qui rassemble près de 2 milliards d'euros d'aides à cette région en proie à des restructurations, particulièrement dans l'agroalimentaire, a constaté l'AFP.

«Ce pacte d'avenir, ce n'est pas l'Etat au chevet de la Bretagne. C'est la Bretagne qui prend son destin en mains et qui trace son propre chemin», a déclaré le chef du gouvernement devant un parterre d'élus et de responsables sociaux et économiques bretons, avant de signer le texte aux côtés du président du Conseil régional, Pierrick Massiot (PS), et du préfet de région, Patrick Strzoda.

Approuvé à une faible majorité

Le Pacte a été approuvé jeudi à une faible majorité par le Conseil régional. «Nous avons lancé ce Pacte d'avenir avec vos élus, mais c'est ici qu'il a été conçu: en Bretagne et pour la Bretagne, par des Bretons et pour les Bretons. Il formalise vos projets, il définit vos priorités et surtout il traduit votre vision de l'avenir de la région», a souligné Jean-Marc Ayrault.

C'est lui qui avait lancé le Pacte à la mi-octobre pour trouver des solutions pérennes à la «crise bretonne», liée à une avalanche de restructurations et de plans sociaux dans l'agroalimentaire, les télécoms et l'automobile, trois piliers de l'économie de cette région.

La colère en Bretagne été alimentée par le rejet de l'écotaxe, aujourd'hui simplement suspendue. Les «Bonnets rouges», qui ont rassemblé des milliers de manifestants en novembre contre l'écotaxe et pour l'emploi en Bretagne, brocardent le Pacte d'avenir, dans lequel ils voient «une escroquerie intellectuelle» et un texte «griffonné dans l'urgence par des cabinets parisiens».