Rachida Dati récuse les accusations de conflit d'intérêt du «Point» à son encontre

EUROPE L'eurodéputée Rachida Dati récuse les accusations du «Point» concernant ses liens supposés avec GDF Suez...

avec AFP

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Rachida Dati, en 2012 à Paris.
Rachida Dati, en 2012 à Paris. — V. WARTNER / 20 MINUTES

L'eurodéputée (UMP) Rachida Dati «récuse catégoriquement» des informations du site internet du Point». L'article affirme que l'élue aurait minoré ses revenus tirés de son activité d'avocat et relaie des interrogations d'une ONG bruxelloise sur ses liens supposés avec GDF Suez.

Dati dénonce un acharnement

Rachida Dati «rappelle qu'elle a déjà engagé un certain nombre de procédures y compris pénales contre les auteurs de cet article à raison de plusieurs publications antérieures. Cette nouvelle publication, qui s'apparente à un acharnement, les expose à de nouvelles poursuites de la part de Madame Dati», selon un communiqué envoyé à l'AFP par le cabinet d'avocats Metzner et associés.

L'eurodéputée «tient à souligner que ses activités d'avocat et ses revenus sont déclarés au Parlement européen conformément au règlement et cela depuis le début de son mandat sans qu'aucun incident ne soit intervenu. Il n'a jamais existé et il n'existe absolument aucun conflit d'intérêt entre son activité et son mandat de député européen.»

Courrier d'une ONG

Le Point, sur son site internet, écrit que Rachida Dati aurait perçu l'année dernière «512.416 euros d'honoraires d'avocat, auxquels s'ajoute une rémunération de 98.000 euros en tant qu'élue» alors que l'ex-Garde des Sceaux aurait, toujours selon le journal, chiffré ses «activités annexes à plus de 10.000 euros par mois» dans sa déclaration de transparence financière exigée par le Parlement européen.

Selon la même source et la chaîne I>TELE, l'ONG bruxelloise Friends of the Earth Europe aurait adressé début novembre un courrier à Rachida Dati, demeuré sans réponse, l'interrogeant sur ses rapport avec le groupe GDF Suez, ce qui «n'apparaîtrait pas dans la déclaration d'intérêt financier de l'eurodéputée.»

«Êtes-vous employée par le groupe comme consultante ou vos relations sont-elles liées à votre métier d'avocate? Dans ce cas-là, quelles activités et tâches votre relations avec GDF Suez inclut-elle?», interroge l'ONG, citée par I>TELE.

Quelle mouche a piqué Rachida Dati?

Le 6 novembre, l'eurodéputée Corine Lepage s'était étonnée, dans le Huffington Post, d'une tribune de Rachida Dati publiée dans les Echos, dans laquelle elle appuyait la revendication auprès de Bruxelles de dix grands groupes énergétiques européens, dont GDF Suez, pour l'arrêt des subventions publiques accordées à certaines énergies renouvelables et pour le financement des centrales à gaz.

«Critiquant la politique énergétique européenne, sur laquelle personne ne l'a jamais entendue en plénière, même si elle siège comme suppléante à la commission industrie, recherche et énergie du Parlement européen, elle se fait le porte-parole des énergéticiens pour attaquer sévèrement les énergies renouvelables, soutenir le gaz de schiste et plus encore elle va reprendre quasiment mot pour mot les déclarations de Gérard Mestrallet [PDG de GDF Suez] à Bruxelles», écrivait Corinne Lepage dans un article intitulé «Quelle mouche a donc piqué Rachida Dati?».