Pour Marine Le Pen, si le FN est en tête des européennes, Hollande devra dissoudre l'Assemblée

POLITIQUE Et donc convoquer de nouvelles élections législatives...

M.P. avec AFP
— 
Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen, le 15 septembre 2013 à l'université d'été du Front national, à Marseille.
Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen, le 15 septembre 2013 à l'université d'été du Front national, à Marseille. — DEFOSSEZ FREDERIC/SIPA

Marine Le Pen anticipe déjà son succès aux élections européennes de juin prochain. La présidente du Front  national a estimé  mercredi que François Hollande ne  pourrait «faire autrement» que de  dissoudre l'Assemblée nationale si le  FN arrivait en tête aux élections  européennes de mai 2014. «Je ne vois pas comment le président de la République  pourrait faire  autrement» que de dissoudre l'Assemblée, a déclaré Marine Le  Pen au  cours d'une conférence de presse en marge d'une session du  Parlement  européen à Strasbourg.

Elle veut des européennes un référendum

Si le FN arrive en tête, «c'est toute la construction  européenne,  telle qu'elle a été imposée aux Français par une  coproduction UMP PS,  qui sera rejetée par les Français. Il faudra alors  redonner un cap, et  la seule façon de le faire c'est de redonner la  parole aux Français,  c'est par des élections législatives», a-t-elle  ajouté. L'Union européenne «est profondément antidémocratique», et  «toutes  ses politiques vont à l'encontre de la volonté des peuples  européens», a  dénoncé Marine Le Pen. «C'est pour cela que je ferai des  élections  européennes un véritable référendum : Non à Bruxelles, Oui à  la France  !».

Par ailleurs, elle a précisé que son père, Jean-Marie Le Pen,  et  Bruno Gollnisch allaient quitter «dans les jours qui viennent» le  parti  pan-européen auquel ils sont affiliés au Parlement européen.  «C'est  acté (...) Cette oeuvre de clarification est aujourd'hui en  marche»,  a-t-elle déclaré. Ce mouvement, l'Alliance européenne des mouvements nationaux  (AEMN),  comporte des formations auxquelles Mme Le Pen ne veut pas voir  le FN  associé, à l'image du Jobbik hongrois, qu'elle a récemment  qualifié  d'«extrémiste». Le FN espère créer un groupe parlementaire eurosceptique, au  nom de  l'Alliance européenne pour la liberté (EAF), avec des  «représentants de  partis» de sept pays de l'UE au minimum.