Centrafrique: Jean-François Copé demande à François Hollande d'expliquer le contenu de la mission

DEBAT Le chef de l'opposition soutient l'intervention en Centrafrique mais se dit sceptique sur sa durée limitée...

avec AFP

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Jean-François Copé à Washington, le 2 décembre 2013.
Jean-François Copé à Washington, le 2 décembre 2013. — N.KAMM / AFP

Jean-François Copé, président de l'UMP, a affirmé mercredi que François Hollande devait expliquer «le contenu de la mission» de la France en Centrafrique, qui s'annonce «vraiment difficile». Cette mission, «tout doit être fait pour qu'elle réussisse, je l'ai d'ailleurs soutenue», a affirmé Jean-François Copé sur France Info.

Il regrette que la communauté internationale soie inca^pable d'avoir une politique concertée

«Bien que président de l'opposition en France, je considère que, sur un sujet comme celui-là, la France devait intervenir parce que l'inaction était juste inenvisageable, compte tenu de la gravité de la situation dans ce pays» avec un «risque de génocide» et de «chaos politique», a-t-il ajouté. Mais «mon regret est que la communauté internationale ait mis autant de temps à bouger, que nous soyons incapables d'avoir une politique qui soit concertée avec les grandes nations pour intervenir beaucoup plus tôt», a-t-il insisté.

«Il semble que la mission soit vraiment difficile, nous pensons tous ce matin à nos deux soldats morts dans des conditions tragiques. Cela m'amène à dire que nous avons vraiment besoin de connaître, du président de la République, de manière beaucoup plus précise, le contenu de la mission, sa durée effective et que surtout il informe régulièrement les Français de la situation», a-t-il dit. Selon Jean-François Copé, «on ne peut pas dans le même temps vouloir une force militaire présente et réduire les crédits de la défense. La loi de programmation militaire est en totale contradiction avec la manière dont le président de la République entend que la France, au nom de la communauté internationale, soit présente».

«Très sceptique» sur une durée limitée de l'opération

L'ancien ministre «regrette» également que «l'Europe soit incapable de construire une politique de défense et même une politique diplomatique. Ce doit être un des grands sujets de l'agenda qui doit être mis sur la table et je regrette que le président de la République ne le fasse pas suffisamment». Il s'est également déclaré «très sceptique» sur une durée limitée de l'opération et a souhaité une «contribution d'un certain nombre de pays africains» aux côtés de la France.