Hommage à Nelson Mandela: Sarkozy a-t-il exigé de voyager séparément de Hollande?

M. Go. avec AFP

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Nicolas Sarkozy, le 15 novembre 2013, lors de son arrivée dans un bâtiment de l'Assemblée nationale.
Nicolas Sarkozy, le 15 novembre 2013, lors de son arrivée dans un bâtiment de l'Assemblée nationale. — THOMAS SAMSON / AFP

Les deux présidents dans leurs deux avions vont donc décoller lundi soir. Direction l’Afrique du Sud, endeuillée par la mort de Nelson Mandela. Ils atterriront «à peu près» au même moment à Johannesburg mardi matin, selon l’AFP. Ensuite, ils se rendront tous les deux à la cérémonie d’hommage à l’icône africaine.

Le fait d’assister aux retrouvailles de l’ex et de l’actuel locataire de l’Elysée, qui ne s’étaient pas revus depuis la glaciale passation de pouvoir le 15 mai 2012, a excité le petit monde politique tout ce lundi. Le microcosme a d’ailleurs réussi à dénicher une polémique car Hollande et Sarkozy ne voyageront finalement pas ensemble.

C’était pourtant l’idée de l’Elysée qui a proposé ce week-end à Sarkozy d’accompagner Hollande. «Un geste de courtoisie», apprécié par l’ancien chef de l’Etat qui a été le dernier président à rencontrer Mandela, en marge d’une visite officielle en 2008. Les services de l’Elysée ont alors demandé à Jean-Marc Ayrault d’abréger son voyage officiel en Chine que le Premier ministre réalisait grâce à l’airbus A330 qui sert d’habitude aux voyages du chef de l’Etat.

Dur de remonter dans l'Airbus présidentiel?

Sauf que Sarkozy n’aurait pas vraiment eu envie de retourner à bord de l’A330 qu’il avait fait acheter pendant son mandat au prix d’une polémique sur son utilité. «Difficile pour l’ancien président de voyager dans le compartiment des ministres ou des invités, lui qui était habitué à la chambre et au salon situés à l’avant de l’Airbus qu’il avait fait réaménager et qui avait été rapidement baptisé «Air Sarko one». Pas question pour lui de faire tapisserie sur «Air Hollande one», écrit le journaliste de Sud-Ouest  Bruno Dive dans son blog.  

Le cabinet de Sarkozy aurait alors laissé entendre qu’il serait préférable de voyager séparément. L’entourage de Nicolas Sarkozy a balayé ces accusations. Brice  Hortefeux a ainsi estimé sur RTl  que l’ancien président n’avait rien demandé et qu’il était «assez logique qu'il y ait deux avions» puisqu’un appareil de remplacement est toujours prévu au cas où celui de Hollande ait un souci technique.

En tout cas, l’Elysée a maintenant prévu deux Falcon. A bord de celui de François Hollande, prendront place deux ministres, Laurent Fabius (Affaires étrangères) et Christiane Taubira (Justice), l'ex-numéro un du PCF Robert Hue, président du groupe interparlementaire d'amitié France-Afrique du Sud, un ecclésiastique, l'évêque de Cayenne et ancien curé de Soweto Mgr Emmanuel Lafont, ainsi que Bernard Lapasset, président de l'International Rugby Board.