Opéré de la prostate en 2011, Hollande assure qu'il va «bien»

ELYSEE La révélation de cette opération avait suscité une brève polémique, que le Président Hollande juge «n'avoir pas beaucoup de sens»...

avec AFP

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François Hollande a salué dimanche 24 novembre l'accord signés sur le nucléaire iranien.
François Hollande a salué dimanche 24 novembre l'accord signés sur le nucléaire iranien. — NICOLAS GOUHIER/POOL/SIPA

«Je vais bien, ne t'en fais pas». Interrogé samedi soir sur son état de santé, quelques jours après des révélations de la presse sur une opération de la prostate qu'il avait subie en février 2011, François Hollande a assuré qu'il allait «bien».

«C'était une opération bénigne que j'avais eue il y a plus de deux ans et qui n'avait eu aucune suite médicale, donc je n'ai aucun traitement et je vais bien», a-t-il déclaré lors d'une interview à France 24/TV5 Monde/RFI. «Vous ne devriez même pas me poser cette question parce que mes bulletins de santé, depuis que je suis ici, à l'Elysée, ont été publiés» en juin 2012 et mars 2013, a-t-il fait valoir, précisant qu'il «y en aura un prochainement, au moins de janvier».

Hollandé évoque un droit à l'intimité

Mais je vais bien et j'assure mes fonctions sans qu'il y ait le moindre doute à avoir sur ma santé, a ajouté le président Hollande, 59 ans, insistant: «On peut me faire toutes les critiques, tous les reproches, sauf sur mon état de santé.» La polémique autour de cette intervention qui n'avait pas été mentionnée auparavant «n'avait pas beaucoup de sens», a-t-il estimé, observant qu'il «y aussi une part d'intimité qui n'a pas forcément à être exhibée».

Révélée mercredi matin par France Info, cette intervention médicale avait été confirmée ensuite par un communiqué de l'Elysée, qui précisait que François Hollande souffrait à l'époque d'«une hypertrophie bénigne de la prostate». Il avait déclaré sa candidature à la primaire socialiste quelques semaines plus tard, fin mars 2011.

La santé des présidents de la République est un sujet sensible depuis la maladie de Georges Pompidou, dissimulée jusqu'à son décès en fonction en 1974, puis le cancer de la prostate de François Mitterrand, caché durant des années via des bulletins mensongers signés de son médecin personnel. La polémique avait rejailli en septembre 2005 lorsque, trois ans après sa réélection à l'Elysée, Jacques Chirac avait été victime d'un accident vasculaire cérébral.