Opération de la prostate de Hollande: «C'est comme si on disait 'Hollande s'est fait opéré à l'âge de 7 ans'» s'indigne Bernard Debré

REACTIONS Elles sont variées...

avec AFP

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Bernard Debré, à Paris le 13 février 2013.
Bernard Debré, à Paris le 13 février 2013. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Après que France Info a révélé que François Hollande a subi une opération bégnigne de la prostate en 2011, les réactions ne se sont pas faites attendre:

Bernard Debré, député UMP de Paris et chef du service d'urologie de l'hôpital Cochin, où a été opéré François Hollande (sur RFI):  «Il n'y avait rien! C'est comme si on disait: vous savez, François Hollande s'est fait opérer de l'appendicite à l'âge de 7 ans. Et alors?»

 

 

David Assouline, sénateur PS de Paris, sur Twitter:

 

François Fillon, ancien Premier ministre, sur Twitter:

François Bayrou, président du MoDem: «Il doit y avoir dans ces affaires une règle très simple: ou bien il n'y a aucune conséquence sur la santé et à ce moment-là le droit à la vie privée doit être respecté, ou bien ça peut avoir une conséquence - apparemment ce n'est pas le cas mais on ne sait pas - auquel cas il est du devoir du président de la République de la faire savoir et de prendre les conséquences qui s'imposent. J'ai le souvenir que le général de Gaulle avait lui-même rendu publique, François Mitterrand non» (sur Europe 1).

- Jean-Marie Le Guen, député PS de Paris et médecin: «Refuser à quiconque, fût-il président de la République, le droit au secret médical au nom d'un voyeurisme sans objet, conduit inéluctablement à la disparition d'un droit fondamental pour chacun d'entre nous. L'engagement de François Hollande est de faire connaître son état de santé, jugé par des médecins et non pas des épisodes de soins et de leurs détails. Cette polémique est donc injustifiée et menace, une fois encore, un droit fondamental au prétexte d'une vision dogmatique et erronée de la transparence». (communiqué)

- Delphine Batho, députée PS et ex-ministre: Si François Hollande n'en a pas parlé, c'est qu'il «sait que malheureusement dans la vie politique, tous les coups, même les plus bas, sont permis et il a redouté que ce soit utilisé contre lui pour le disqualifier dans la course à la présidentielle. Un président de la République doit la transparence aux Français, ça ça concerne à partir du moment où il est président de la République, c'est je crois ce qui a été fait depuis que François Hollande est président de la République. Là, on parle de quelque chose qui a eu lieu avant. La transparence est due par celui qui est président de la République en fonction. Est-ce qu'on doit pour se présenter à l'élection présidentielle présenter l'ensemble de ses antécédents médicaux?» (sur France Info)