Appel au départ d’Ayrault: Malek Boutih «ne regrette absolument pas ses propos»

Vincent Vantighem

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Malek Boutih, membre du bureau national du PS, a estimé jeudi que Martine Aubry "verrouillait" le parti et "laiss(ait) s'exprimer une forme de radicalité (au PS) pour fermer la porte à Dominique Strauss-Kahn".
Malek Boutih, membre du bureau national du PS, a estimé jeudi que Martine Aubry "verrouillait" le parti et "laiss(ait) s'exprimer une forme de radicalité (au PS) pour fermer la porte à Dominique Strauss-Kahn". — Stephane de Sakutin AFP/Archives

Il dit avoir vécu la journée de mardi «avec beaucoup d’intérêt et d’attention». Cible de nombreuses critiques, mardi, après avoir appelé dans les colonnes du Parisien au départ de Jean-Marc Ayrault, Malek Boutih ne regrette pas du tout la polémique qu’il a lancée.

«Je ne regrette aucunement, confie-t-il à 20 Minutes. J’ai très bien vécu cette journée de mardi. Pour une seule raison: quand j’ai vu l’ampleur que prenait la polémique, je me suis dit que j’avais mis le doigt où ça fait mal.»

«Je ne fais que mon job de député»

Premier député de la majorité à réclamer ouvertement la tête du Premier ministre, le député de l’Essonne assure n’avoir fait que «son job de député». «Je me considère un peu comme un lanceur d’alerte. Il faut toujours un premier», poursuit-il.

Quant à la standing-ovation que Jean-Marc Ayrault a reçu en pénétrant à la réunion du groupe PS à l’Assemblée, elle le laisse complètement dubitative. «Ceux qui se sont levés hier pour applaudir Ayrault seront les mêmes qui se lèveront pour applaudir le futur Premier ministre.»