Marine Le Pen cherche à créer un groupe populiste au Parlement européen

POLITIQUE La présidente du Front national rencontre dans cette perspective à La Haye le chef de file du Parti pour la liberté néerlandais ce mercredi...

A.-L.B. avec AFP
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La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 15 septembre à Marseille.
La présidente du Front national, Marine Le Pen, le 15 septembre à Marseille. — B. LANGLOIS/ AFP PHOTO

Alors qu’il bénéficie de bons sondages pour les prochaines élections européennes, le Front national veut multiplier ses réseaux en Europe. Sa présidente Marine Le Pen rencontre ce mercredi, dans cette perspective, le chef de file du Parti pour la liberté néerlandais à La Haye (Pays-Bas), rapporte Le Parisien.

L’ambition du FN est simple: réussir à faire élire un nombre suffisant d’euro-députés d’extrême droite et populistes –soit 25 élus de sept nationalités différentes– afin de pouvoir prétendre à un groupe parlementaire indépendant.

C’est pourquoi Marine Le Pen multiplie les rencontres sur le continent. Après avoir vu, il y un mois, Jimmie Aakesson, le chef du parti d’extrême droite suédois «Démocrates de Suède», c’est au tour du Néerlandais Geert Wilders, à la tête du «Parti pour la liberté». Un xénophobe bien particulier, souligne le quotidien, rappelant qu’il a notamment comparé l’ouvrage d’Hitler Mein Kampf au Coran. Cet europhobe prône, comme Marine Le Pen, l'abandon de l'euro.

Incertitude quant à la capacité de se coaliser

Le groupe envisagé par Marine Le Pen et Geert Wilders pourrait inclure, entre autres, le Vlaams Belang belge, la Ligue du Nord italienne, l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) et le Parti de la liberté autrichien (FPÖ). Mais les deux politiques ont exclu de s'associer, par exemple, avec les Hongrois du Jobbik et d'autres députés nationalistes slovaques, roumains et bulgares, tous accusés de dérives racistes.

Quant aux Britanniques de l'UKIP, dirigés par Nigel Farage et qui forment l'ossature du groupe EFD, ils ne veulent pas entendre parler de l'alliance proposée par Geert Wilders, estimant certaines positions de ce dernier trop extrêmes.

Siéger dans un groupe politique permet de disposer de moyens offerts par le Parlement: collaborateurs, secrétariat, bureaux, salles de réunion, traduction, budget pour la communication, mais aussi de temps de parole proportionnel à la taille du groupe.

Si le nombre d'élus eurosceptiques sera sans aucun doute supérieur à 25 lors des élections de mai 2014, il n'est pas certain qu'ils soient capables de se coaliser, l'extrême droite européenne étant fortement morcelée.