Jean-Marc Ayrault accuse Christian Jacob de contester «la légitimité» de l'élection de Hollande

POLÉMIQUE hristian Jacob venait d'interpeller sévèrement Ayrault et le chef de l’État...

avec AFP

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Le chef de file des députés UMP Christian Jacob, le 3 février 2013, lors des débats sur le projet de loi sur le mariage pour tous à l'Assemblée.
Le chef de file des députés UMP Christian Jacob, le 3 février 2013, lors des débats sur le projet de loi sur le mariage pour tous à l'Assemblée. — WITT/SIPA

Quelle journée pour le Premier ministre. Jean-Marc Ayrault a accusé ce mardi le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, de «remettre en cause la légitimité» de l'élection de François Hollande à l'Elysée.

«Vous êtes en train de faire croire qu'il y a une crise institutionnelle. Mais de quoi parlez-vous ? Remettez-vous en cause la légitimité de l'élection présidentielle au suffrage universel ?», a lancé le Premier ministre, lors des questions au gouvernement à l' Assemblée nationale, en réponse à Jacob.

«Le président des plans sociaux, des impôts partout sur le territoire national»

Est-ce que vous mesurez la portée de vos discours ? (...) Vous remettez en cause l'élection au suffrage universel du président de la République et que je sache, François Hollande est élu pour 5 ans président de la République. Alors, si vous voulez le contester, allez manifester avec ceux qui l'ont fait le 11 novembre sur les Champs Elysées», a ajouté le chef du gouvernement.

Christian Jacob venait d'interpeller sévèrement Ayrault et le chef de l'Etat, accusé d'être devenu «en 18 mois, le président des plans sociaux, des impôts partout sur le territoire national». Les Français, a fait valoir le président des députés UMP, «crient leur colère face à une France socialiste qui dégrade notre pays et le plonge dans la faillite».

«L'horizon de la France ne peut pas se limiter au nombre de jours où vous resterez à Matignon»

«Cette colère, a-t-il poursuivi, est profonde et elle vous tétanise car vous n'avez plus de prise sur rien ni politiquement, ni institutionnellement. Dix-huit mois après avoir pris le pouvoir, vous êtes impuissants et usés». Jacob a reproché au Premier ministre d'être «à la tête d'un gouvernement», d'avoir «une majorité tenue en rien». «La situation impose un sursaut. L'horizon de la France ne peut pas se limiter au nombre de jours où vous resterez à Matignon», a-t-il asséné.

Dans sa réponse, Jean-Marc Ayrault a fait valoir qu'il démontrerait la solidité de la majorité lors du vote la semaine prochaine du budget 2014. «Je n'ai aucun doute, il y aura toute la majorité PS, PRG, Ecologiste, MRC», a dit le Premier ministre.