VIDÉO. Ayrault répond à Boutih: «J'ai une tâche difficile à accomplir, rien ne m'impressionne»

REACTIONS Le député socialiste a estimé que Jean-Marc Ayrault devait démissionner de ses fonctions...

B. de V.

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Jean-Marc Ayrault à Metz le 5 octobre 2013.
Jean-Marc Ayrault à Metz le 5 octobre 2013. — POL EMILE / SIPA

Le député PS de l'Essonne Malek Boutih estime dans un entretien paru ce mardi dans Le Parisien que «le gouvernement semble à la fois être devenu sourd et ne plus être entendu. Le dialogue est rompu. Il faut envoyer un signal d'urgence aux Français afin de rétablir le dialogue. Cette urgence doit se traduire par un remaniement gouvernemental. Oui, il faut remplacer le Premier ministre d'urgence». Un coup de tonnerre dans le camp socialiste qui n’a manqué de faire réagir la sphère politique française.

Ségolène Royal, présidente PS de Poitou-Charentes, estime qu'un député ne doit pas ajouter du «désordre» ou «déstabiliser» en réclamant un remaniement, comme l'a fait Malek Boutih. «Je dénonce tous ceux qui déstabilisent, par des décisions intempestives, appelant à tel remaniement ou tel départ du Premier ministre alors que ce n'est pas leur rôle», a déclaré l'ex-candidate à l'Elysée sur France inter.

Annick Lepetit, l'une des porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, interrogée sur une sanction à l'encontre du député de l'Essonne, a répondu lors d'une conférence de presse: «Pour le moment, nous ne parlons pas de sanctions. Je pense que le mieux est de montrer qu'il est isolé et aussi qu'il a voté jusqu'à présent toutes les lois du gouvernement. Et je pense qu'au moment du vote du budget, essentiel pour montrer la confiance envers le gouvernement, il le votera».

Jean-Marc Ayrault. «J'ai une tâche difficile à accomplir, rien ne m'impressionne». «En ce qui me concerne, j'ai une tâche difficile à accomplir, rien ne m'impressionne, c'est pas l'autodénigrement ou l'autodestruction. C'est pas le problème quand c'est un individu qui s'en charge», a-t-il déclaré, interrogé par la presse.

Manuel Valls, ministre de l’Intérieur. «Ce n'est pas le sujet». Le ministre estime au contraire que «c'est le moment de serrer les coudes». Christophe Castaner, député des Alpes-de-Haute-Provence, rapporteur spécial des budgets du travail et de l'emploi.

Christophe Castaner, député des Alpes-de-Haute-Provence, rapporteur spécial des budgets du travail et de l'emploi.

Benoist Apparu, député UMP de la Marne. Il juge la «situation politique dramatique» après les appels de responsables du PS, dont Malek Boutih et Anne Hidalgo, à un changement de Premier ministre ou un remaniement. «Quand des Français sifflent un président le 11 novembre, quand des membres éminents du PS demandent un changement de Premier ministre, je me dis qu'on a vraiment atteint une situation politique dramatique».

Michèle Delaunay, ministre déléguée aux personnes âgées et à l'autonomie.