EN DIRECT. «Réformer, réunir, réussir. Voilà l'ordre de mobilisation», déclare François Hollande au lancement des cérémonies du centenaire de la Première guerre mondiale

A.Ch.

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François Hollande, le 5 novembre 2013, sur le perron de l'Elysée.
François Hollande, le 5 novembre 2013, sur le perron de l'Elysée. — SEVGI/SIPA
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17h: «Préserver la paix, voilà le message du centenaire»

Malgré l'évocation d'une nation unie, solidaire, affrontant en bloc les batailles économiques et rejettant fortement toute forme de discrimination et de racisme, le discours du Président s'achève sur une note très convenue: «Préserver la paix, voilà le message du centenaire».
16h55: «Réformer, réunir, réussir. Voilà l'ordre de mobilisation.»

«Chaque pays a en fait rendez-vous avec lui même et la France également. C'est en regardant le passé avec ses gloires, ses blessures, que nous prenons davantage conscience de nous mêmes, de la capacité de maitriser le destin», poursuit François Hollande. «Le passé n'est pas un regard complaisant sur l'Histoire, c'est un enseignement et une obligation d'être meilleur, d'être conscient de ce que nous avons encore à faire comme nation. La France, quand elle se rassemble, et ça lui arrive, notamment autour de ses symboles, porte la fierté de nous mêmes mais elle dit davantage: elle porte un message universel et dit au monde les valeurs qui la constituent, mais la France affirme aussi ses exigences: réformer, réunir, réussir. Voilà l'ordre de mobilisation.»
16h55: L'année 2014 sera jalonnée d'événements de commémoration

Le 14 juillet prochain, les 72 pays belligérants de la Grande guerre seront invités aux Champs Elysées à l'occasion «d'une fête nationale inédite car internationale». Le 3 août sera commémorée l'entrée en guerre. Le Président de la républoique fédérale allemande viendra en France à cette date. Le 11 novembre 2014, un hommage sera rendu avec l'inauguration du mémorial international de Notre Dame de Lorette.


16h50: Les bibliothèques nationales collecteront les documents privés sur la Première guerre mondiale

François Hollande évoque les opérations de commémoration dans les communes, les écoles, les universités, en profitant au passage pour saluer les chercheurs, les historiens, les enseignants et les élus locaux.
16h45: «Faire bloc pour gagner les batailles économiques»

«Cette leçon de la Prmeière guerre mondiale ne doit pas être oublié: rien n'est j'amais acquis», poursuit le Président évoquant la Seconde guerre mondiale. Cette leçon, c'est «La force d'une nation quand elle est rassemblée, la capacité de la république à préserver la démocratie y compris dans la tourmente, la nécessité de mobiliser les énergies au delà des intérêts particulieres et des différences, elle nous rappelle la solidarité qui permet de donner un sens à ce qui nous réunit et l'intransigeance que nous devons avoir face aux haines, au racisme, aux atteintes aux valeurs qui nous constituent et combien nous devons être exigeant pour préserver la dignité humaine et aussi l'impérieuse nécessité de faire bloc pour gagner les batailles économiques qui mettent en jeu notre place et notre destin dans le monde et l'impérieuse obligationd'un Europe unie».
16h40: «Nous rapprocher davantage de nos amis Allemands»

François Hollande veut «Prononcer un message de paix» avec ces commémorations: «Le centenaire doit réunir tous les belligérants, les rassembler dans la même évocation et nous rapprocher davantage de nos amis Allemands».
16h40: «Nous honorons notre dette d'honneur au Mali»

François Hollande rend hommage à Dreyfus, à Guillaume Appolinaire, blessé sept jours seulement après avoir été naturalisé français, puis aux 430.000 soldats venus des colonies. «La France a souscrit une dette d'honneur à l'égard de leurs descendants, en Afrique, en Asie ou citoyens français. Cette dette d'honneur nous l'honorons au Mali pour assurer l'intrégrité d'un pays démocratique.»
16h40: Le Président rend hommage au rôle des femmes dans la Grande guerre

«C'est le peuple sans armes, et les femmes par leur labeur, leur engagement, leur vaillance, qui apportèrent une contribution importante à la conduite de la guerre, sans elles les écoles auraient été abandonnées, les champs n'auraient pas été moissonnés, les usines n'auraient pas tourné, et pourtant aucune reconnaissance collective ne leur a été accordée», déclare le Président.
16h35: François Hollande demande au ministre de la Défense qu'une place soit accordée aux fusillés au Musée de l'Armée des Invalides

«Il nous revient d'aborder dans un esprit de conciliation cette douloureuse question des fusillés»: François Hollande demande au ministre de la Défense qu'une place soit accordée aux fusillés au Musée de l'Armée des Invalides et que les conseils de guerre soient numérisés et disponibles. «La mémoire doit rassembler», commente le Président.
16h30: «La trace de cette guerre est inscrite dans chaque famille»

François Hollande évoque les armes chimiques utilisées pour la première fois lors de la Première guerre mondiale, l'arrivée de l'industrie des chars et de l'aviation. «Le souvenir de la Grande guerre est présent dans chaque ville, la trace de cette guerre est inscrite également dans chaque famille comme un patrimoine que l'on ouvre». Le Président évoque les grands-pères «comme les miens touchés par le gaz ou frappés par les balles». «La France ne peut oublier ceux des siens qui sont descendus au fond de l'abyme et beaucoup n'en sont pas revenus, plus de 8 millions de Français ont été appelés sous les drapeaux, 1,4 millions sont morts», rappelle François Hollande.
16h25: «Le patriotisme qui rassemble»

«Commémorer c'est renouveller le patriorisme qui rassemble, qui n'écarte personne, au delà des croyances, des origines et des couleurs de peau», poursuit le Président, évoquant ensuite l'Union européenne, «offrant un exemple au monde entier» en réunissant des pays qui s'entre-déchiraient.
16h20: Le discours de François Hollande commence

«Nous sommes au seuil de cycles commémoratifs pour notre pays et pour l'Europe», commence le Président, «à un moment où la France s'interroge sur elle même avec l'appréhension de tout grande nation confrontée à un changement du monde».
16h15: Un concert-cinéma muet en introduction

Un concert de piano sur fond d'images en noir et blanc de la Grande guerre introduisent les commémorations. C'est le pianiste Jean-François Zygel qui est au clavier. François Hollande, entouré du Premier ministre Jean-Marc Ayrault et de Valérie Trierweiler, écoute attentivement.

16h : Les deux grands-pères de François Hollande étaient des Poilus
En attendant le discours prévu à 16h15, l’AFP nous apprend que les deux grands-pères du président François Hollande étaient des Poilus de la Grande Guerre. Pour les passionnés de généalogie, tous les aïeux illustres des hommes politiques ont été recensés dans l’ouvrage de Jean-Louis Beaucarnot, Nos familles dans la Grande Guerre (Lattès).

François Hollande sortira-t-il de ses retranchements en évoquant la Première guerre mondiale? Confronté à une fronde fiscale qui l'entraîne au plus bas dans les sondages, le Président de la République pourrait profiter jeudi du lancement des cérémonies du centenaire de la Grande Guerre pour évoquer les valeurs de la Nation et de la République et défendre sa volonté de tenir «le cap» dans la tempête.

Avec l'annonce des événements prévus dans «ce cycle mémoriel», François Hollande évoquera les questions de «Nation» et de «République», assure un membre du gouvernement. Le président, ajoute-t-il, abordera les questions de «cohésion nationale, de relations internationales, de l'amitié entre les pays» et parlera aussi de «grandeur de la France». «Il peut faire un lien avec la gravité de la situation actuelle, mais il ne faut pas qu'il dérive de son discours. On ne peut pas instrumentaliser les poilus des tranchées», prévient toutefois un proche du chef de l'Etat.

«C'est un discours qui inaugure un cycle important de commémorations. Il ne faut pas lui donner une autre importance que celle-là» même si le président «peut à cette occasion évoquer les valeurs de la   France et de la République», a précisé à l'AFP Aquilino Morelle, conseiller politique du président. Pour preuve, le patron de l'UMP, Jean-François Copé, a répondu favorablement à l'invitation de François Hollande et sera présent à l'Elysée pour ce discours dans un «esprit de rassemblement national», a-t-il dit jeudi matin sur RTL.

>> Suivez le discours de François Hollande en direct dès 16h.