Cabinet noir de l'Elysée: Un article «scandaleux» d'après Alain Vidalies

avec AFP

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Alain Vidalies a qualifié jeudi de «scandaleux» l'article de Valeurs actuelles sur un éventuel «cabinet noir» à l'Elysée, qui a des «infos justes» mais avec un commentaire «ahurissant».

Sur i>TELE, le ministre délégué aux Relations avec le Parlement a jugé que «l'article de Valeurs actuelles est assez scandaleux: les infos sont justes, le commentaire est ahurissant».

Selon Alain Vidalies, la présidence de la République n'a fait que répondre à trois requêtes de la justice: «l'Elysée donne (les documents) au juge d'instruction parce que l'Elysée n'est pas à part de l'Etat de droit».

Une des trois requêtes a été faite par «le Conseil constitutionnel (qui) demande des documents très précis qui sont à l'Elysée sur l'étude des comptes de la campagne de M.Sarkozy: l'Elysée les donne», a déclaré M. Vidalies.

Dans un communiqué publié mercredi, l'Elysée a précisé que «le 23 avril 2013, le président du Conseil constitutionnel a demandé de fournir des éléments comptables dans le cadre du recours formé contre la décision du 19 décembre 2012 de la commission des comptes de campagne et des financements politiques rejetant le compte de campagne de M. Nicolas Sarkozy».

Les deux autres réquisitions, auxquelles l'AFP a eu accès, concernaient notamment les instructions ouvertes concernant «la mise en oeuvre d'une procédure d'arbitrage entre le Consortium de Réalisation (CDR) et les liquidateurs des sociétés de Bernard Tapie» et pour «prise illégale d'intérêt à l'occasion de la fusion des Caisses d'Epargne et des Banques Populaires».

«L'Elysée a donné tout ce qui a été demandé et rien de ce qui n'a pas été demandé», a assuré Alain Vidalies en faisant référence à une liste de noms publiés par le magazine. «Un certain nombre des documents demandés par les juges ne sont plus à l'Elysée, parce que la pratique fait qu'ils sont archivés».

Pour Alain Vidalies, une contre-enquête sur cette procédure judiciaire n'aurait pas lieu d'être car «la justice elle-même est venue à l'Elysée». Le bon déroulement de la procédure «sera facile à vérifier: puisque ce sont des réquisitions, elles sont dans le dossier. Des gens pourront donc vérifier que les allégations de Valeurs actuelles sont totalement dépourvues de fondement».