EN DIRECT. Revivez les réactions à l'annonce de la suspension de l'écotaxe

M.P. avec AFP

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Jean-Marc Ayrault à Metz le 5 octobre 2013.
Jean-Marc Ayrault à Metz le 5 octobre 2013. — POL EMILE / SIPA
18h43: Ce live est désormais terminé. Merci de nous avoir suivi, vous pouvez retrouver nos synthèses par ici:
Les écologistes au gouvernement jusqu'à quand?

Les autres dossiers sur lesquels le gouve
rnement pourrait reculer
Ecotaxe, combien va coûter la suspension?

18h30: Patriat veut un moratoire sur l'écotaxe
Le président PS de la région Bourgogne et ancien ministre de l'Agriculture, François Patriat a réclamé mardi un «moratoire» prolongé sur l'écotaxe, dont l'application est supendue. «Suspendre l'écotaxe me semble une mesure de sagesse», a-t-il déclaré à l'AFP. «Je suis pour un moratoire de plusieurs mois, voire quelques années», a-t-il poursuivi. François Patriat a dit «comprendre le bien fondé» de l'écotaxe «mais le moment n'est pas approprié» au regard de la situation économique de la France.

 

18h00: La région Bretagne salue la décision d'Ayrault
Le président (PS) du Conseil régional de Bretagne, Pierrick Massiot, a estimé mardi que le Premier ministre et le gouvernement avaient fait «preuve de lucidité et de courage» en suspendant l'écotaxe, souhaitant un «apaisement» après la violente manifestation dans le Finistère, samedi, contre cette taxe. «Le Premier ministre et le gouvernement, en entendant les messages émis par les Bretons, font preuve de lucidité et de courage», écrit Pierrick Massiot dans un communiqué.

17h50: Ayrault appelle l'UMP à la «dignité» et au «courage» d'assumer l'écotaxe.
Il a appelé à l'Assemblée nationale l'UMP, à l'origine de l'écotaxe, à faire preuve de «courage et de dignité»en assumant la mesure, suspendue mardi pour stopper la crise bretonne. Il a reproché aux députés de l'opposition d'avoir eu «la mémoire courte» en demandant la suspension de l'écotaxe qu'ils avaient créée lors du précédent quinquennat.

17h45: François Hollande a estimé à Bratislava que l'écotaxe est «un bon principe»
Le président a précisé qu'il fallait «du temps» pour sa mise en oeuvre, après l'annonce de la suspension par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. «Tout est affaire de mise en oeuvre, ça prend du temps et ça doit prendre du temps parce que ça doit respecter un certain nombre de conditions, et c'est ce qui est, en ce moment, en discussion en France».

17h36: Le report de l'écotaxe hérisse les ONG
«Lamentable» pour France Nature Environnement, «minable» pour José Bové: la suspension mardi de l'écotaxe poids lourds est très mal passée chez les ONG et certains écologistes mais ne remet pas en cause la participation d'Europe Ecologie-Les Verts au gouvernement, ont assuré des élus.

17h24: Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République: «Le report sine die de l'écotaxe était le minimum alors qu'une contestation légitime montait en Bretagne et ailleurs.»
«Cette taxe Sarkollande doit maintenant être jetée aux oubliettes. Il faut son annulation pure et simple. On ne peut plus faire peser cette menace fiscale sur nos entreprises et en particulier nos agriculteurs. Ce nouveau couac gouvernemental ne doit pas juste être traité comme une péripétie politique. Ce doit être l'occasion de repenser la fiscalité écologique. Oui au pollueur-payeur. Mais taxons le vrai pollueur ! Et les vrais pollueurs ce sont les produits importés à bas coût».

16h10: Le manque à gagner serait financé par des économies selon Eckert
Le manque à gagner dans le budget 2014 entraîné par la suspension de l'écotaxe, si elle devait durer, serait compensé par des économies, a précisé le rapporteur au budget à l'Assemblée, le socialiste Christian Eckert. «Cela fait déjà quelque temps que les recettes de l'écotaxe (estimées à un peu plus d'un milliard d'euros dans le budget 2014) ont été reportées de trimestre en trimestre», a-t-il ironisé. «S'il y a un manque à gagner sur l'écotaxe, nous chercherons à trouver des compensations par des mesures d'économies», a-t-il précisé aux journalistes dans les couloirs de l'Assemblée. Quant aux 200 millions d'euros entraînés par le renoncement au relèvement de la fiscalité sur certains produits d'épargne dans le budget de la Sécurité sociale, là «on est dans l'épaisseur du trait» sur un budget de près de 500 milliards d'euros, a-t-il estimé.

15h44: Besancenot veut que tout le monde se mette à la page bretonne
Olivier Besancenot, membre de la direction du NPA, a appelé mardi «la gauche non-gouvernementale à reprendre la main» et à descendre dans la rue, à l'image des Bretons qui ont réussi à «faire reculer» le gouvernement sur l'écotaxe. La suspension de cette mesure par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault «montre que face à un rapport de forces, le gouvernement peut faire machine arrière», a souligné l'ex-candidat à la présidentielle lors d'une rencontre avec la presse à Marseille. «Aujourd'hui on a la preuve qu'il est possible de faire reculer le gouvernement, et pour nous c'est une leçon de choses par rapport à ce qu'il faudrait faire sur la question des luttes. Il faut qu'on se mette tous un peu à la page bretonne», a-t-il lancé.


15h40: «Une décision sage» selon Manuel Valls
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls s'est félicité mardi à Valence de la suspension del'écotaxe, estimant que le «gouvernement était à l'écoute» des Français et exprimant toute sa «solidarité» au Premier ministre Jean-Marc Ayrault. «La décision que le Premier ministre a prise est la bonne. Elle est sage», a déclaré lors d'un point-presse à la préfecture Manuel Valls en soulignant que «c'est le temps du dialogue qui se met en place».


15h25: «L'ajournement ne va résoudre en rien les problèmes» de la Bretagne, selon Durand
Pascal Durand, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, a estimé mardi que la suspension de l'écotaxe ne «résoudrait» en rien la crise en Bretagne. «Une chose est certaine: l'ajournement ne va résoudre en rien les problèmes que rencontre la Bretagne, il y a une instrumentalisation», a déclaré à l'AFP Pascal Durand à l'issue d'un déjeuner avec Jean-Marc Ayrault et des membres de la majorité. La suspension de l'écotaxe sur l'ensemble du territoire, «ça ne va en rien servir l'intérêt général, ni l'intérêt de la Bretagne», a-t-il martelé. Il a dénoncé une «instrumentalisation» de cette question de l'écotaxe, qui devait entrer en vigueur le 1er janvier 2014 et n'est selon lui qu'«un élément accessoire d'une crise réelle». Le co-président du groupe EELV à l'Assemblée, François de Rugy, a, lui, dit attendre «concrètement le calendrier et la méthode pour les aménagements» de cette écotaxe.

15h14: «J'appelle toutes les bonnes volontés, qu'elles soient de gauche, de droite ou de centre, politiques ou sociales, c'est ma responsabilité», martèle Jean-Marc Ayrault.

15h10: Bruno Le Roux (PS) attaque l'UMP, et l'ancien gouvernement et le «contrat scandaleux» signé avec une entreprise privée pour récolter l'écotaxe.


15h05: «On ne s'en sortira pas sans le dialogue et le partenariat»
«On ne s'en sortira pas sans le dialogue et le partenariat, alors j'ai fait ce geste qui permet le dialogue, on verra si vous" allez y répondre, a répondu Jean-Marc Ayrault qui a répondu à une question de l'UMP lors des questions au gouvernement.   «Avec les bonnes volontés nous allons redresser la France. Vous viendrez si vous voulez», a-t-il ajouté.


15h00: Une décision «pas satisfaisante» pour Marine Le Pen
Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), a estimé mardi que la suspension de l'écotaxe, annoncée par le gouvernement, n'était «pas satisfaisante» car elle laissait planer une «épée de Damoclès» sur les secteurs concernés. «La nouvelle suspension del'écotaxe est une avancée arrachée par la mobilisation populaire mais n'est pas une annonce satisfaisante parce qu'elle laisse planer sur les transporteurs routiers, l'agriculture, l'agro-alimentaire et l'industrie une épée de Damoclès anti-économique et anti-sociale», a fait valoir Marine Le Pen dans un communiqué.

Elle dénonce l'UMP qui "feint de s'en réjouir" alors que "c'est en réalité son bébé qui depuis des mois est contesté par les Français". L'écotaxe avait été imaginée sous le mandat de Nicolas Sarkozy, à l'occasion du Grenelle 1 de l'Environnement.

"Dans cette affaire, deux acteurs ont donc perdu le peu de crédibilité qu'il leur restait : le gouvernement et l'UMP", affirme la dirigeante frontiste.

"Le pouvoir doit désormais rompre définitivement avec le pilonnage fiscal, en cessant de se soumettre à l'Union européenne et en engageant la France dans une politique de redressement de la croissance et de l'emploi fondée sur le patriotisme économique", conclut l'eurodéputée, qui avait le matin demandé l'abandon de cette taxe.

14h55: Un conseiller municipal pointe du doigt le dilemne du gouvernement
14h40: Les élus écologistes oscillent entre colère et dépit...
14h30: Le gouvernement peut s'attendre à de nombreuses questions sur l'écotaxe lors de la séance de question au gouvernement
et
14h19: «Ce n'est pas un recul», assure Guillaume Garot
«Ce n'est pas un recul, et ça je veux le dire de la façon la plus claire qu'il soit», a martelé Guillaume Garot, le ministre délégué à l'Agroalimentaire ce mardi sur RTL. «Le courage, ce n'est pas de s'obstiner. Le courage, la sagesse c'est d'apaiser…C'est donc de trouver les voies de ce dialogue nécessaire aujourd'hui pour rassembler les forces et trouver les bonnes mesures…le bon réglage, celui qui permettra à la fois de mettre  en œuvre cette écotaxe en respectant les contraintes et la réalité économique de nos entreprises», a-t-il ajouté.

14h02: La FNSEA satisfaite
Le président de la FNSEA (majoritaire) Xavier Beulin s'est félicité mardi auprès de l'AFP de l'annonce par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault de la suspension sine die de l'écotaxe sur l'ensemble du territoire français, après une forte mobilisation en Bretagne. «Je considère que nous avons été entendus. Nous demandions un ajournement, et non pas une suppression», a déclaré Xavier Beulin, rappelant que la FNSEA justifiait sa position par un environnement économique et conjoncturel «extrêmement difficile» pour le secteur agricole et agroalimentaire.

14h00: Jacob demande désormais de renoncer au relèvement de la TVA
Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, a appelé mardi le gouvernement à renoncer au relèvement du taux intermédiaire de TVA de 7% à 10%, qui doit intervenir au 1er janvier prochain. «On voit comment la grogne est en train de monter dans des secteurs d'activité dans des secteurs d'activité extrêmement sensibles et créateurs d'emplois», a-t-il dit, en citant «les emplois de service, le bâtiment, tout l'artisanat». «Il faut renoncer à l'augmentation de la TVA», a-t-il répété.
 

13h53: Jacob s'interroge sur le maintien de Le Foll et des Verts au gouvernement
Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, s'est demandé mardi comment le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll (PS) et ses collègues écologistes «restaient au gouvernement», après l'annonce de la suspension de l'écotaxe. «Si Monsieur Le Foll avait un peu de colonne vertébrale, il serait bien appelé à donner sa démission : il annonçait hier contre vents et marées qu'il maintiendrait l'écotaxe. C'est un échec cuisant pour lui», a-t-il ajouté. «C'est comme les Verts au gouvernement... Je ne sais comment ils restent dans le gouvernement et comment cette majorité tient toujours (...) Mais les Verts nous ont montré qu'ils étaient prêts à toutes les compromissions pour conserver un maroquin ministériel», a-t-il ajouté.

Christian Jacob a estimé qu'il fallait "aller au-delà" de la suspension de l'écotaxe, réclamant sa "remise à plat complète". Selon lui, "nous sommes dans un contexte qui n'a rien à voir avec celui d'il y a six ans (lors du vote de l'écotaxe, ndlr): depuis 18 mois il y a eu 55 milliards (d'euros) d'impôts supplémentaires qui sont tombés sur la tête des Français".

13h52: Certains députés PS ménagent la chèvre et le choux
13h47 «Ni acte de faiblesse ni crainte d'impopularité», pour  l'une des porte-parole des députés PS
«Le retrait de ces taxes n'est ni un acte de faiblesse ni une crainte de l'impopularité", mais relève d'un souci d'apaisement», a affirmé Annick Lepetit lors d'une conférence de presse au terme de la réunion du groupe socialiste à l'Assemblée. Et d'ajouter que «ces deux mesures ne sont pas des dispositions structurantes de notre politique, mais des mesures d'appoint financier qui ne justifient ni un tel tohu bohu ni une incompréhension durable avec nos concitoyens».
13h37: Pour le député PS Jean Glavany, les réformes sont impossibles car «les Français ont la chair fiscale à vif»
«La démagogie a été telle sur le plan fiscal qu'il y a une espèce de révolte", et "les Français ont la chair fiscale à vif. Dans ces conditions, on ne peut pas réformer sereinement et utilement», a déclaré le député socialiste dans les couloirs du palais Bourbon. Pour Jean Glavany, la suspension de l'écotaxe par le Premier ministre «n'est pas un recul, c'est de la sagesse. Il faut que la plaie fiscale se cicatrise et qu'on reparte tranquillement».
13h35: Un «geste d'apaisement» pour l'UDI
Le président de l'UDI, Jean-Louis Borloo, et le député UDI d'Ille-et-Vilaine Thierry Benoit, ont salué mardi le «geste d'apaisement» du gouvernement qui a suspendu l'écotaxe. «Puisqu'elle n'est pas comprise", l'écotaxe "ne pouvait être acceptée et donc appliquée», ont-ils estimé dans un communiqué.
13h32 José Bové juge «minable» la suspension sine die de l'écotaxe poids lourds
«Cette suspension sine die, c'est juste minable, c'est une reculade vraiment invraisemblable face à un lobby agro-industriel mené par le président de la FNSEA, Xavier Beulin, et le Medef pour casser une logique économique qui aurait été la relocalisation», a-t-il déclaré, joint au téléphone par l'AFP.
13h31: Mamère se dit «accablé» et interpelle les ministres écologistes
Le député écologiste indépendant Noël Mamère s'est dit mardi "accablé" par la décision d'ajourner l'écotaxe, y voyant «le peu de considération de l'exécutif pour la transition écologique», et a invité les écologistes à s'interroger sur leur présence au gouvernement.
13h05: «Bal des faux-culs» critique Corinne Lepage

13h00: Jean-Vincent Placé est arrivé à Matignon pour déjeûner avec Jean-Marc Ayrault

12h45: «Lamentable» selon France Nature Environnement
France Nature Environnement (FNE) a jugé mardi «lamentable» l'annonce par le gouvernement de la suspension de l’écotaxe sur l'ensemble du territoire pour laisser le temps au «dialogue». «C'est lamentable, il n'y a aucun courage politique», s'est insurgé Bruno Genty, président de cette fédération regroupant quelque 3.000 associations environnementales, joint par l'AFP. «Une mesure votée par la droite comme la gauche est remis en cause à partir du moment où un groupe d'individus cassent des biens publics», a-t-il déploré.

12h28: Lebranchu salue un «geste extrêmement courageux»
Marylise Lebranchu, un des ministres élus de Bretagne invités à la réunion de Matignon sur l'écotaxe, a salué mardi dans sa suspension «un geste extrêmement courageux».

12h16: Copé est «soulagé que le Premier ministre ait reculé».

12h15: La manifestation prévue samedi à Quimper maintenue.
Les organisateurs de la manifestation contre l'écotaxe ce samedi à Quimper ont décidé de maintenir le rassemblement rappelant qu'ils réclament la «suppression» de cette taxe.

12h11: «Le calendrier n'est pas arrêté», annonce Frédéric Cuvillier
Le ministre des Transports rappelle que «personne n'a gagné» et annonce que «le calendrier n'est pas arrêté» pour l'heure. Frédéric Cuvillier a estimé qu'il faudrait «vraisemblablement»des mois de discussions pour trouver les bonnes modalités d'application de l'écotaxe qui vient d'être suspendue. Le manque à gagner de 750 millions pour l'État et de 150 millions pour les collectivités devra être pallier «sur budget de l'État», «nous y travaillons avec Bernard Cazeneuve», le ministre du Budget, a ajouté Frédéric Cuvillier.

12h08: La taxe doit être «corrigée», annonce Ayrault
Jean-Marc Ayrault a confirmé la suspension sur l'ensemble du territoire de l'écotaxe pour laisser le temps au dialogue sur ce sujet qui suscite de fortes oppositions en Bretagne.Cette taxe poids lourds, prévue par la précédente majorité, doit être «corrigée», a indiqué le Premier ministre, ajoutant que «pour y parvenir, il n'y a qu'un moyen, c'est le dialogue».
 



11h55: Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault suspend l'application de l'écotaxe
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé sa décision «de suspendre l'application de l'écotaxe», a fait savoir dans un communiqué le député PS du Finistère Jean-Jacques Urvoas à l'issue de la réunion à Matignon entre les élus bretons et le gouvernement.
Cette suspension, sans limite de durée, est nationale «afin d'éviter les distorsions entre les territoires et les entreprises», a-t-il précisé à l'AFP.

11h38: L'écotaxe est «une bonne mesure» assure toujours l'UMP Bussereau
Le député UMP Dominique Bussereau a estimé que l'écotaxe restait «une bonne mesure». «A l'UMP la tendance est de demander un moratoire. Je considère que ça reste une bonne mesure, que nous avions voulue pour le report modal et pour financer les infrastructures» a déclaré l'ancien secrétaire d'État aux transports dans les couloirs de l'Assemblée nationale, en reconnaissant être minoritaire au sein de son parti. «Je souhaite que le gouvernement ne vide pas complètement de son sens cette mesure que nous avions instaurée dans le cadre du Grenelle de l'environnement», a-t-il ajouté.

 

11h22: «Urgence absolue» de reporter «sine die» l'écotaxe sur toute la France
Pour Jean-François Copé, président de l'UMP, il y a «urgence absolue» à reporter «sine die» l'écotaxe, «pour toute la France» et pas seulement en Bretagne où elle rencontre une hostilité grandissante. Sur RTL, il a expliqué que «ce qui se passe en Bretagne, en réalité, ça se passe dans toute la France». Ainsi, à Perpignan, où il a organisé une réunion publique le 16 octobre, Jean-François Copé a affirmé y avoir entendu «beaucoup d'appels de détresse de la part de petites entreprises» disant «crouler sous les charges». «L'écotaxe a été votée par la droite» (et adoptée unanimement par la droite et la gauche) mais «elle n'était pas en application, c'était un autre contexte. La gauche, depuis dix-huit mois, a annulé la défiscalisation des heures supplémentaires, toute notre politique pénale! Si elle veut annuler des choses, elle peut. L'héritage a bon dos. Il y a urgence absolue à décider son report», s’est justifié le président de l’UMP.

11h04: Vers un report national?
Selon Le Télégramme de Brest , qui cite une source proche du gouvernement, l’écotaxe serait reporté. Aucune annonce officielle n'a était faite, confirmant ou infirmant un éventuel report.


10h52: Urvoas compare la Bretagne à la Lorraine des années 80
Le député PS du Finistère Jean-Jacques Urvoas compare la situation actuelle de la Bretagne «à la crise de la sidérurgie lorraine dans les années 1980», dans une interview publiée mardi dans Le Figaro. L'élu PS, qui répète être pour l'ajournement de l'écotaxe, «récuse l'idée qu'entre la reculade et l'entêtement, il n'y a pas d'autre choix». Selon lui, «la situation est comparable à la crise de la sidérurgie en Lorraine dans les années 1980. Dans l'agroalimentaire breton, 20% des emplois sont menacés». «Certaines technostructures -Bercy et quelques hauts fonctionnaires, pour ne pas les nommer- peuvent rester sourds, persuadés que les élus ne sont mus que par la défense d'intérêts catégoriels», regrette le président PS de la commission des Lois de l'Assemblée nationale.

10h47: Une rencontre pour calmer les esprits
La rencontre a débuté vers 10H20 en présence d'élus de gauche et du centre, ainsi que des ministres de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, des Transports, Frédéric Cuvillier, du Budget, Bernard Cazeneuve, des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, et des ministres bretons Marylise Lebranchu et Jean-Yves Le Drian. Les élus UMP ont boycotté la réunion.
«On attend un moratoire» a déclaré à son arrivée le sénateur PS des Côtes-d'Armor, Ronan Kerdraon. Thierry Benoit, député UDI d'Ille-et-Vilaine, vient demander «une suspension immédiate» de cette taxe. Avec cette réunion, «il s'agit de calmer les esprits, de temporiser», a expliqué Joël Labbé, sénateur EELV du Morbihan.

10h28: Marie-Noëlle Lienemann veut une adaptation de l'écotaxe
«Je pense qu’il ne faut pas la supprimer à long terme mais l’adapter. (…) Quand vous mettez l’ensemble des taxes, il y a moyen de trouver une fiscalité plus juste qui soit écologique, sociale et économique (…) Aujourd’hui il y a 800 millions d’euros à payer de facture si on arrête l’écotaxe, ce n’est pas une bricole».

10h26: Lepaon (CGT): Les patrons bretons «essaient d'utiliser une colère sociale»
Le numéro un de la CGT a estimé mardi que les patrons bretons essayaient «d'utiliser une colère sociale pour leur permettre de ne pas payer une taxe qui permet de mieux vivre ensemble».

10h13: FNTR, TLF, CSD, Unostra contre l'ecotaxe depuis 2007-2009
Les fédérations et unions entendent reporter l'ecotaxe, remettre en cause la loi de majoration, demander une égalité de traitement et un plan d'accompagnement.

10h10: «Le feuilleton de l'ecotaxe est géré avec une désinvolture déconcertante par le ministère des Transports»
La fédération nationale du bois se dit agacée et désabusée. «La colère monte dans nos rangs». La FNB se plaint qu'aucune de ses demandes n'aient été prises en compte, rejetées sans solution ni réponse.

10h09: Marine Le Pen contre l'écotaxe
Marine Le Pen, présidente du FN, a préconisé mardi l'abandon de l’écotaxe, «mauvaise dans sa conception et ses conséquences», tout en dénonçant le coût de la clause de sortie signée pendant le quinquennat Sarkozy. Comme France Inter lui demandait si le gouvernement devait renoncer à ce prélèvement qui suscite la révolte en Bretagne, l'eurodéputée a tranche: «oui, bien entendu, c'est une taxe mauvaise dans sa conception et ses conséquences, qui intervient au moment où les Français n'en peuvent plus et où les entreprises sont en très grande difficulté, particulièrement celles de l'agro-alimentaire qui vivent un dumping social très féroce».

10h05: Ayrault va rencontrer tous les élus concernés et les ministres

Comment sortir de ce bourbier? La Bretagne s'est révoltée contre l'écotaxe, obligeant le gouvernement à annoncer de probables compromis. Pour trouver la meilleure solution, Jean-Marc Ayrault a réuni les ministres et les élus concernés à Matignon.