Ayrault répond à Jacob: «Je recevrai la confiance» lors du vote du budget

V.V. e W. M.

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Le chef de file des députés UMP Christian Jacob, le 3 février 2013, lors des débats sur le projet de loi sur le mariage pour tous à l'Assemblée.
Le chef de file des députés UMP Christian Jacob, le 3 février 2013, lors des débats sur le projet de loi sur le mariage pour tous à l'Assemblée. — WITT/SIPA

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L’épisode Leonarda. Les dissensions avec les écologistes. La courbe du chômage. Autant d’événements qui ont incité, mardi matin, Christian Jacob à interpeller Jean-Marc Ayrault. Devant les journalistes réunis à l’Assemblée nationale, le chef de file des députés UMP a estimé que le Premier ministre devait «poser la question de confiance» aux parlementaires pour vérifier que «sa majorité, qui explose, le suit toujours…»

C’est l’une des possibilités offertes par la Constitution. Le Premier ministre a le pouvoir d’engager sa responsabilité devant l’Assemblée nationale. Si celle-ci lui est refusée, le gouvernement doit alors démissionner.

Impopularité

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault a répondu dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale à cette injonction, après une question d'Eric Ciotti (UMP). Il a affirmé qu'il aurait «la confiance» d'une «large majorité de l'Assemblée nationale» à l'occasion du vote du budget 2014.

 «Je n'ai aucun doute de recevoir dans quelques instants à l'occasion du vote de la loi de finances la confiance d'une large majorité de l'Assemblée nationale pour mettre en oeuvre le projet du président de la République, le redressement de la France, la bataille pour la croissance, pour l'emploi, la solidarité et la justice, c'est ça notre politique», a déclaré le Premier ministre devant les députés.

Il y a une semaine déjà, le patron des députés UMP émettait les mêmes doutes sur la politique menée par le gouvernement actuel, s'interrogeant sur la «légitimité» de Jean-Marc Ayrault au poste de Premier ministre, compte tenu de «l'échec total de la politique menée depuis 18 mois» et de son «impopularité». Jean-Marc Ayrault «est confronté à une débandade sans précédent» en raison de l'«échec total de la politique menée depuis 18 mois, dans les secteurs économiques, sociaux, de la sécurité» entre autres, selon Christian Jacob.