VIDÉO. Affaire Leonarda: Jean-Vincent Placé «soutient la mobilisation des lycéens»

POLITIQUE «Des Leonarda, en vérité il y en aura plusieurs dizaines, qu'on va expulser», a rappelé le sénateur Jean-Vincent Placé...

avec AFP

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Pascal Durand à Marseille le 21 août 2013.
Pascal Durand à Marseille le 21 août 2013. — DEFOSSEZ FREDERIC/SIPA

Le numéro un des écologistes, Pascal Durand, a annoncé ce mardi que son parti soutenait «la mobilisation des lycéens indignés» par l'affaire Leonarda, et a demandé «l'arrêt des expulsions de tous les enfants scolarisés et de leur famille».

Dans un communiqué, Europe Ecologie-les Verts (EELV), qui fait partie de la majorité et compte deux membres au sein du gouvernement Ayrault, réclame aussi «que la France favorise dans les plus brefs délais le retour» de la collégienne rom kosovare Leonarda «et de sa famille», ainsi que celui du lycéen arménien Khatchit Khachatryan, expulsés.

Jean-Vincent Placé, le président du groupe des sénateurs EELV, avait souhaité plus tôt mardi que le mouvement lycéen en faveur de la collégienne Leonarda, la collégienne rom expulsée au Kosovo, reprenne.

Pour retrouver l'interview de Jean-Vincent Placé en intégralité, cliquez ici.

Comme RTL lui demandait si l'affaire était terminée, l'élu de l'Essonne a répondu : «non». «Il faut se mobiliser», a-t-il demandé, en espérant que «le mouvement des lycéens» reprenne.

Les encourage-t-il à manifester? «Oui, bien sûr» car, selon lui, «le geste humain, naturel, c'était de faire revenir cette famille, vu les conditions de départ de la jeune femme», interpellée au cours d'une sortie scolaire dans le Doubs.

 Rien à «rajouter» aux propos de Désir

Le sénateur écologiste a renvoyé aux déclarations du Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, qui avait demandé samedi que tous les enfants de cette famille Dibrani puissent étudier en France. «Je n'ai pas un mot à rajouter», a glissé Jean-Vincent Placé.

Pour lui, «on est arrivés quelque part à une espèce de fin de la Ve république. Est-ce c'est normal que le président de la République, tout seul, annonce, un samedi à midi: voilà, c'est ça l'arbitrage, circulez, y'a rien à voir, et la petite Leonarda, elle peut revenir toute seule» ?

«Ce n'est pas généreux, ce n'est pas un bon équilibre», a commenté l'élu Europe-Ecologie-Les Verts.

Valls est «de gauche»

«Des Leonarda, en vérité il y en aura plusieurs dizaines, qu'on va expulser» et «qui vont revenir de façon illégale», a-t-il prévenu. «Il ne faut pas fermer les yeux», «il faut assumer».

Il a redit que Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, était «de gauche, républicain, plus hollandais que sarkozyste».

Donc «il reste la mobilisation», et «heureusement qu'on fait de la politique avec le coeur». «Il faut la maintenir, cette émotion», a demandé M. Placé. «Le coeur, c'était de dire : cette famille revient, et on aurait examiné les choses dans le cadre de la circulaire. Peut-être on en aurait tiré les conséquences pour qu'ils s'en aillent. Mais pas comme ça».