Affaire Leonarda: «S'il faut sanctuariser l'école, nous le ferons», assure Valls depuis les Antilles

IMMIGRATION Le «rapport concernant les conditions d'éloignement de Leonarda me sera remis demain», a justifié le ministre de l'Intérieur...

avec AFP

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Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le 17 octobre 2013, à Fort-de-France.
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, le 17 octobre 2013, à Fort-de-France. — MIGUEL MEDINA / AFP

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé vendredi sa décision d'écourter sa visite aux Antilles en raison de l'affaire Leonarda, la collégienne dont l'expulsion vers le Kosovo est au coeur d'une polémique, et de rentrer à Paris avec un jour d'avance.

«Malheureusement, je repars ce soir parce que le rapport de l'inspection générale de l'administration concernant les conditions d'éloignement de Leonarda me sera remis demain» samedi, a-t-il déclaré à des journalistes à Pointe-à-Pitre. Il devrait arriver à Paris très tôt samedi matin.

«S'il faut sanctuariser l'école, nous le ferons»

Le ministre rentrera directement de Guadeloupe, sans se rendre à Saint-Martin, dernière étape prévue de sa tournée aux Antilles, où il était initialement attendu vendredi après-midi et dont il devait repartir samedi vers Paris.

L'enquête sur les circonstances de l'expulsion de la collégienne d'origine kosovare Leonarda Dibrani, qui vaut d'intenses critiques au ministre, doit être remise vendredi soir au gouvernement qui s'exprimera au cours du week-end sur le sujet, avait affirmé auparavant une source gouvernementale.

Interrogé sur la nécessité d'empêcher ce type d'interpellations non seulement à l'école mais aussi sur le temps de vie scolaire, comme envisagé par l'Elysée, Manuel Valls a répondu: «S'il faut sanctuariser l'école nous le ferons», mais «attendons les résultats» de l'enquête administrative.

«Respectueux du droit de l’école»

«Vous savez bien que nous sommes respectueux du droit et notamment du droit de l'école», a-t-il insisté.

«Je regrette vraiment de ne pouvoir aller à Saint-Martin», a assuré le ministre, s'engageant à «revenir le plus vite possible». Manuel Valls s'est rendu depuis mercredi en Martinique puis en Guadeloupe, où la délinquance explose.

Dans un communiqué confirmant son retour anticipé à Paris, le ministre «assure» les Saint-Martinois «de sa mobilisation concernant les questions de sécurité qui touchent l'île». Les directeurs généraux de la police et de la gendarmerie nationales se rendront tout de même à Saint-Martin samedi.