Les trentenaires de l'UMP pour la supression de l'impôt sur le revenu

POLITIQUE Supprimer cet impôt, «c'est réinjecter 70 milliards d'euros dans notre économie», selon Franck Allisio...

avec AFP

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Le siège parisien de l'UMP, le 19 mars 2013.
Le siège parisien de l'UMP, le 19 mars 2013. — WITT/SIPA

Franck Allisio, président des Jeunes Actifs à l'UMP, appelle à supprimer l'impôt sur le revenu pour «sortir de la crise» et «créer un choc de confiance qui apportera de nouvelles recettes», dans une tribune publiée lundi par Les Echos.

«Le niveau alarmant de nos prélèvements obligatoires doit nous permettre d'oser ce que nous n'avons jamais osé: sortir de la crise en faisant confiance aux Français», écrit Franck Allisio dans ce texte signé également selon lui par «les trentenaires de l'UMP».

«Cet électrochoc, qui donnera un cap refondateur à la politique économique et sociale de notre pays, c'est l'abolition de l'impôt sur le revenu!», ajoute-t-il.

 «200 euros par mois de pouvoir d'achat»

Supprimer cet impôt, «c'est réinjecter 70 milliards d'euros dans notre économie, c'est 200 euros par mois de gain de pouvoir d'achat pour le Français moyen dont la propension à consommer et à investir est maximum», continue le président des Jeunes Actifs.

«Il est impensable aux yeux de beaucoup de se libérer de ce fardeau parce qu'ils l'imaginent comme une ressource essentielle de l'Etat», admet Franck Allisio. Mais «en réalité, nous sommes paradoxalement le seul pays au monde à pouvoir abolir notre impôt sur le revenu», assure-t-il.

«Son rendement est en effet extrêmement faible: moins de 10% des ressources publiques et moins de 4% de la richesse nationale!».

Pour Franck Allisio, la suppression de l'impôt sur le revenu serait «un tel choc» que «la consommation et l'investissement revigorés débloqueront un surplus de croissance qui augmentera d'autant les recettes globales de l'Etat».

Au passage, Franck Allisio conteste «le mythe du caractère redistributif de l'impôt sur le revenu», selon lui «devenu, au fil du temps, un mensonge politique destiné à donner l'illusion de la justice fiscale».