Cantonale de Brignoles: l'élection du frontiste Laurent Lopez a suscité une avalanche de réactions

avec AFP

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Michel Sapin, le ministre du Travail, le 10 juillet 213
Michel Sapin, le ministre du Travail, le 10 juillet 213 — LCHAM/SIPA
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16h00: Assouline préfère le terme de «vote républicain» au «front républicain»

David Assouline, porte-parole du PS, a reconnu lundi que le «vote républicain» ne «fonctionnait plus autant qu'avant» mais a estimé qu'il était un «principe qui ne se marchandait pas», au lendemain de la victoire du FN à l'élection cantonale de Brignoles (Var). «Est ce que ce vote fonctionne autant qu'avant ? Bien sûr que non ! Pourquoi ? Parce que certains se sont attachés à briser cette idée auprès de nos concitoyens», a-t-il estimé.

«Quand on explique c'est "ni ni", comme M. Copé, ou encore pire, quand comme M. Fillon on pourrait choisir un candidat du FN contre un candidat socialiste, eh bien, bien entendu qu'on écorne cette idée là. Mais nous, on fait le boulot, on n'évite pas, malgré le fait que les dirigeants de droite se comportent de cette façon», a-t-il précisé.
 

14h: Le front républicain reste «la seule possibilité», pour Bruno Le Roux
Le président des députés socialistes Bruno Le Roux a déclaré  à l'AFP que le front républicain pour faire barrage au FN restait «la seule possibilité» bien que cela devienne «difficile» avec une UMP «vacillante sur ses valeurs». Pour Bruno Le Roux, paraphrasant Churchill, le front républicain est «la pire des choses à l'exception de toutes les autres». «Je ne me vois rien faire d'autre que d'appeler sur un second tour à voter pour le candidat qui est issu du camp républicain», a martelé à l'AFP l'élu de Seine-Saint-Denis, en précisant: «Encore faut-il que ce soit quelque chose que l'on arrive à expliquer et qui puisse être partagé».
 

13h42: «Une alerte profonde» pour le secrétaire général de la CFDT

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a jugé lundi que la victoire du Front national à la cantonale partielle de Brignoles (Var) constituait «une alerte profonde», ajoutant que «le FN nous emmène dans l'impasse économique et sociale». «Le Front national grandit sur les peurs et la défiance (...) et on perçoit un terreau favorable», a déclaré Laurent Berger sur le site internet des Echos.
 

13h30: Hollande veut «obtenir des résultats» sur l'emploi, la croissance et la sécurité

François Hollande a fait valoir lundi à Johannesburg qu'«obtenir des résultats (était) une obligation» pour contrer la progression du Front national, qui a remporté dimanche la cantonale de Brignoles (Var). Interrogé lors d'une conférence de presse sur le score du FN à Brignoles, le chef de l'Etat a répondu: «La seule obligation que nous avons c'est d'obtenir des résultats, sur l'emploi, la croissance, la sécurité. Obtenir des résultats, c'est une obligation».
 

13h10:  Le PG dénonce la «Lepenmania de certains médias»
Relevant que cette victoire «a eu lieu dans un canton très particulier qui faisait déjà partie des seuls deux cantons déjà emportés par le FN en 2011», le PG estime cependant, dans un communiqué, «indiscutable que ce dernier a progressé en pourcentage et en voix. Pour les militants antifacistes du Parti de gauche, la victoire de l'extrême droite est toujours une catastrophe». «La vérité c'est que le FN profite de la stigmatisation de "l'autre", en ce moment les Roms, depuis Estrosi jusqu'à Valls». Et d’ajouter: «La vérité c'est que le FN profite de la banalisation de ses idées par la droite, qui lui court derrière», «la vérité c'est que le FN profite d'une Lepenmania de certains médias».

12h07: Copé invite Ayrault à «reprendre ses esprits» après ses accusations contre l'UMP
Dans une déclaration à l'AFP, le président de l'UMP a lancé: «J'invite le Premier ministre à reprendre ses esprits, le résultat de Brignoles est d'abord une sanction d'une gestion désastreuse au niveau local et calamiteuse au niveau national». Jean-Marc  Ayrault avait plus tôt assuré que la responsabilité des dirigeants de l'UMP était «extrêmement importante» dans la victoire du FN [lire post de 11h25].

11h55: Les différentes réactions politiques en vidéo


11h25: Ayrault: La «responsabilité» des dirigeants de l'UMP est «extrêmement importante»
«La responsabilité des dirigeants de l'UMP, qui n'ont même pas levé le petit doigt pour défendre leur candidate, est extrêmement importante», a déclaré à la presse le Premier ministre, ajoutant: «Il ne faut pas qu'ils s'étonnent ainsi qu'une partie de leurs électeurs les fuient pour aller directement» vers le FN. Le chef du gouvernement a aussi appelé à ne pas sur-interpréter les résultats de cette cantonale partielle. «François Hollande était arrivé troisième (derrière Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen) au premier tour de l'élection présidentielle avec environ 20%. Donc Brignoles ce n'est pas la France», a souligné Jean-Marc Ayrault.


 

11h : Estrosi : «PS et gouvernement ont mis du leur pour parvenir à cette victoire du FN»
«Le parti socialiste et le gouvernement ont beaucoup mis du leur pour parvenir à cette victoire du FN. (...)Quand on envoie des feuilles d'impôts et que des Français qui n'avaient jamais payé d'impôt sur le revenu se retrouvent avec des centaines d'euros à payer d'ici la fin de l'année c'est une bonne surprise», a ironisé le député-maire de Nice sur France-Info. «Quand la semaine du second tour on propose au Conseil des ministres une loi Taubira pour exonérer de prison ceux qui sont condamnés à des peines allant jusqu'à cinq ans ou la suppression des peines planchers contre les multirécidivistes, on donne un petit coup de main à tout cela», a-t-il poursuivi.



Christian Estrosi veut cependant aussi faire son «autocritique». A l'UMP «nous avons quelques petites divisions internes qui s'affichent, ce n'est pas le meilleur signe à donner» et le parti «n'a pas encore réussi à stabiliser ses idées, son projet pour demain». Les électeurs ayant voté FN «viennent de la gauche, pour la plupart sans doute de l'UMP», a-t-il reconnu, estimant qu'ils «sont excédés par ces coups de semonce qu'ils n'arrêtent pas de recevoir».
 

10h45: «La suite d'une politique qui exaspère les Français», selon NKM
«Ce n'est pas anodin. (...) Cela mérite attention, mais ce n'est pas non plus un test représentatif», et «c'est malgré tout la suite d'une politique qui exaspère les Français. François Hollande leur a beaucoup menti pendant la campagne présidentielle. Il leur a promis des choses comme "on va faire payer les riches et du coup tout ira mieux" puis forcément cela ne s'est pas passé comme cela», a réagi Nathalie Kosciusko-Morizet  sur BFMTV.


Mais «je ne veux pas dire que ce n'est de la faute que des uns ou des autres, il faut dire aussi que c'est une candidate UMP qui a été battue», a souligné la candidate UMP à la mairie de Paris. «Les électeurs n'attendent plus de consignes de vote, les électeurs attendent qu'on leur donne des espérances, des perspectives».

 
10h10: Laurent Lopez assure que sa permanence a été dégradée
«Moi, l'extrémisme, je l'ai rencontré hier soir quand j'ai été victime de menaces d'invectives, d'insultes. J'ai dû faire face aux dégradations de véhicules, de ma permanence», a indiqué candidat du Front national Laurent Lopez sur France Inter. «Les forces de l'ordre sont en train de mener des enquêtes, des dépôts de plaintes ont été effectués», a-t-il précisé. Contacté par l'AFP lundi matin, la gendarmerie de Brignoles n'était pas en mesure de confirmer ou d'infirmer le dépôt de plainte.


9h55: Une victoire «plus que regrettable mais pas surprenante» pour Jean-Clauyde Mailly
Ce résultat n'est «malheureusement pas une surprise», a commenté Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, sur RFI, en ajoutant à propos du FN que «ce type d'idéologie naît de la difficulté, de la misère». «A partir du moment où les gens considèrent que les problèmes de pouvoir d'achat, les problèmes d'emploi, pour eux et pour leurs enfants, ne sont pas réglés, c'est une forme de coup de pied dans la fourmilière», a-t-il dit, en jugeant ce résultat «plus que regrettable mais pas surprenant». Jean-Claude Mailly a ajouté que «ce qui ne sort pas socialement sort politiquement à un moment donné». «L'austérité est suicidaire, socialement, économiquement et politiquement», a-t-il dit.
 
9h30: Jean-Christophe Cambadélis: «Le tripartisme est en marche»
Cette victoire est un «coup de semonce» qu'il convient «de mesurer et de relativiser», a déclaré le député PS Jean-Christophe Cambadélis sur Europe 1, en voyant dans cette partielle une défaite «de tous les partis politiques institutionnels, des républicains». Mais au-delà de Brignoles qui «montre la dynamique frontiste en ce moment», «le FN s'est mis au centre de la vie politique et va être l'enjeu des prochaines élections», selon celui qui écrivit naguère un essai politique sur le FN (La France blafarde).



«C'est le tripartisme qui est en marche, entre le FN, la gauche - principalement le PS - et l'UMP».Pour le secrétaire national du PS, le parti présidé par Marine Le Pen est certes «un parti légal», mais «ce n'est pas un parti républicain, dans le sens où le fondement de son idéologie, c'est le développement de l'apartheid».Pour inverser cela, il faudrait «qu'il abandonne la préférence nationale qui fait qu'il y a pour lui des Français de souche et des Français de papier».
 

8h45: «Une défaite de la gauche» et un avertissement pour la droite, selon Rachida Dati
«Cette victoire est d'abord une défaite de la gauche et du gouvernement», écrit Rachida Dati dans un communiqué. «Si les électeurs se tournent vers le FN, c'est qu'ils sont désespérés de cette gauche qui remet en cause, une par une, les valeurs fondamentales de notre pacte républicain et fissure notre identité». «A droite, nous avons aussi une part de responsabilité». «Nous devons nous poser la question: pourquoi n'avons-nous pas été capables d'apparaître comme la seule alternative crédible à la gauche?», selon la maire du VIIème arrondissement de Paris.
 

8h35: Le Front républicain, «ça ne marche pas», estime le porte-parole des députés PS
Le Front républicain, pour faire barrage à l'extrême droite, est-il mort? a demandé France 2 àThierry Mandon, porte-parole du groupe PS à l'Assemblée. «Il est aux urgences, au minimum», a-t-il répondu. «Ca ne marche pas d'abord parce que les électeurs sont des adultes et n'aiment pas les consignes de vote», «parce que la droite passe son temps à expliquer que le Front national, c'est moins pire qu'un socialiste sectaire», a-t-il ajouté en allusion à François Fillon appelant à voter «pour le mois sectaire» en cas de duel FN-PS. «Ca ne marche pas, mais il faut comprendre que le FN n'est pas un parti comme les autres», «toutes ses réponses sont des problèmes en plus pour le pays» : sortie de l'Euro, retraites...
 

8h33: «Un rappel à l’ordre pout tous», selon Michel Sapin
«Il y a d'abord un rappel à l'ordre pour celui qui est au deuxième tour, je veux dire pour la droite», a indiqué sur RTL le ministre du Travail, en rappelant les propos de l'ancien Premier ministre François Fillon, qui avait renvoyé le PS et le Front national dos à dos en matière de «sectarisme». «Quand on ne fait plus de différence, si ce n'est celle du sectarisme entre tel et tel, je cite Fillon, à ce moment-là, on ne met pas de digue, on ne fait pas ce qu'il faut pour que ceux qui sont républicains (...) votent pour vous», a-t-il estimé.
 


8h20: Stéphane Le Foll appelle à «ne pas céder à l'emballement»
«Il ne faut pas céder à l'emballement. Le FN était déjà une menace. Il faut se concentrer sur l'essentiel (l'emploi, les investissements), parler de ce qu'on fait de bien», a déclaré le ministre de l'Agriculture. «Il faut combattre le FN par des arguments en expliquant les conséquences du vote pour ce parti, mettre en garde ceux qui sont tentés en leur disant : "essayez, vous allez voir!"». «La majorité doit être à l'offensive, ne pas intégrer des défaites» futures, a-t-il dit à des journalistes, à bord de l'avion présidentiel en direction de l'Afrique du Sud.