Les Français pessimistes sur la situation économique

avec AFP

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La Seine-Saint-Denis attire des grandes entreprises, mais ses habitants frappés par le chômage en profitent peu, alors que la discrimination "à l'adresse", l'un des maux des quartiers défavorisés du département, pourrait bientôt être punie par la loi.
La Seine-Saint-Denis attire des grandes entreprises, mais ses habitants frappés par le chômage en profitent peu, alors que la discrimination "à l'adresse", l'un des maux des quartiers défavorisés du département, pourrait bientôt être punie par la loi. — Thomas Samson AFP

Près de deux français sur trois estiment qu'il n'y a pas d'amélioration visible de l'économie française même si cette opinion varie largement selon les familles politiques, selon un sondage CSA pour RTL publié lundi.

Au total, 64% des Français estiment qu'il n'y a pas d'amélioration visible de l'économie française mais un tiers (34%) perçoivent un redémarrage et une «lente amélioration» à venir. Mais ils ne sont que 2% à estimer qu'il y a une «rapide amélioration» de la situation économique.

84% partagent un sentiment de «ras-le-bol fiscal»

Les sympathisants du parti socialiste sont toutefois beaucoup plus optimistes que les autres car 81% d'entre eux pensent que l'économie va redémarrer contre seulement 50% des sympathisants du parti des Verts, 40% de ceux du Front de Gauche, 78% des sympathisants de droite étant pessimistes.

Au total, 71% des Français ne font pas confiance au gouvernement pour «rétablir l'équilibre des finances publiques», 72% ne lui font pas confiance «pour relancer la croissance économique» et 75% pour «faire baisser le chômage», soit en gros les mêmes proportions que dans une enquête similaire publiée en décembre 2012.

Plus de huit Français sur dix (84%) partagent un sentiment de «ras-le-bol fiscal», 58% le partageant «tout à fait». Toutes les catégories sociales, y compris selon leurs revenus, adhèrent à ce ressentiment, dont 59% des partisans du Parti socialiste et 94% de ceux de droite.

Sondage réalisé par Internet du 8 au 10 octobre 2013 auprès d'un échantillon national représentatif de 1002 personnes résidant en France âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.