Baisse du budget de l’Elysée: Hollande se sépare de Brégançon mais récupère la Lanterne

William Molinié

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Le palais de l'Elysée, à Paris.
Le palais de l'Elysée, à Paris. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Les économies et la transparence à l’Elysée ont démarré en 2009 sous Nicolas Sarkozy. Mais elle se poursuivent et s’accélèrent avec François Hollande. L’exécutif a annoncé samedi que son budget sera réduit de 2% en 2014, soit 101,6 millions d’euros. Objectif, stabiliser le budget à 100 millions d’euros en 2015, précise-t-on à l’Elysée.

Les économies de train de vie de la présidence passent par une meilleure gestion de son budget. Ainsi, l’Elysée va délaisser le Fort de Brégançon (Var), jusque-là résidence d’été du chef de l’Etat. Sa gestion va être confiée au ministère de la Culture qui compte l’ouvrir au public. A la place de cette ancienne garnison, François Hollande lui préfère la Lanterne, résidence en lisière du parc de Versailles, qui tombera officiellement dans le giron de l’Elysée.

La dette de la France ne baisse pas

«Mises bout à bout, ces mesures génèrent des économies», explique à 20 Minutes René Dosière, député apparenté socialiste de l’Aisne, fin connaisseur des dépenses de l’Etat. Pour autant, l’exécutif français peut encore rogner bon nombre de deniers sur son personnel, notamment les salaires et le nombre de collaborateurs. «Il peut encore faire des économies sur les achats grâce aux appels d’offres, ce qui pourra faire jouer la concurrence», analyse René Dosière.

Concernant ses déplacements, François Hollande semble avoir fait des efforts, privilégiant pour ses courts trajets le Falcon à l’Airbus présidentiel, beaucoup plus onéreux. L’Elysée a par ailleurs vendu une partie de sa cave, générant environ un demi-million d’euros. «Ces économies ne sont pas de nature à diminuer l’endettement de la France», soulève l’élu de l’Aisne. Mais elles participent au «redressement des comptes publics», selon l’Elysée.

Malgré les objectifs affichés du chef de l’Etat, le fonctionnement de l’exécutif français restera, selon les observateurs, bien plus coûteux que ceux des pays voisins. «Les traditions ne sont pas les mêmes», conclut René Dosière.