VIDÉO. Un député UMP imite une poule pendant qu'une collègue s'exprime

POLITIQUE Le ministre Pascal Canfin, a exigé une sanction, dénonçant un «sexisme dégradant pour la République»...

A.D.

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Véronique Massonneau, députée écolo de la Vienne, à l'Assemblée le 8 octobre 2013
Véronique Massonneau, députée écolo de la Vienne, à l'Assemblée le 8 octobre 2013 — Capture d'écran YouTube

Un député UMP, a priori Philippe Le Ray, s'attire les foudres médiatiques ce mercredi après sa sortie sexiste durant la nuit sur les bancs de l'Assemblée nationale. Alors qu'une autre parlementaire, la députée écologiste de la Vienne Véronique Massonneau, est en train de parler, le député l'a interrompue à deux reprises en imitant le cri de la poule.

 

Soutenue par Claude Bartolone, président de l'Assemblée, la députée s'interrompt pour lancer au crieur: «Ca suffit, mais qui fait ça?» avant d'ajouter: «Arrêtez, je ne suis pas une poule!» Peine perdue,les caquetages s'étant poursuivis durant toute l'intervention de la députée, le président de l'Assemblée a suspendu la séance, avant de faire une sèche mise au point à la reprise des travaux, applaudie à gauche mais aussi par certains parlementaires de droite.

«Il y a des comportements incroyables, a réagi Claude Bartolone au perchoir. Que quelques parlementaires essayent de se transformer en oiseau lorsqu'il y a un parlementaire qui s'exprime, ce n'est pas acceptable. Et n'allez pas après vous étonner qu'il puisse y avoir des voix pour les populistes s'ils se rendent compte que les élus de la République se comportent comme ils se comportent quelques fois.»

«Ils sont complètements avinés», a jugé un député assis près de Véronique Massonneau à l'encontre d'une partie du groupe d'opposition. Sur Twitter, la députée EELV du Calvados évoque elle aussi «un repas trop arrosé».

Un argument qui n'excuse rien pour la principale intéressée qui a répondu: «Ce n'est pas parce qu'il était éméché qu'il était sexiste, je pense qu'il l'est profondément.»

Le ministre du Développement, Pascal Canfin, a exigé une sanction sur Twitter, dénonçant un «sexisme dégradant pour la République».